DENIS SASSOU NGUESSO CITÉ DANS UNE AFFAIRE DE CORRUPTION EN ITALIE

Au cours des derniers jours, l’événement Everyday est Espresso, ils ont publié des articles très critiques à l’encontre du PDG d’ENI, Claudio Descalzi, dont le mandat expire en mai prochain. Descalzi est jugé pour corruption internationale et fait l’objet d’une enquête pour n’avoir pas dit que certaines sociétés liées à sa femme faisaient affaire avec ENI.
ENI est également accusé d’avoir tenté d’induire en erreur les enquêtes qui la concernaient et d’avoir tenté de discréditer deux de ses propres administrateurs indépendants qui avaient demandé une plus grande transparence. Descalzi s’est toujours déclaré innocent, tandis qu’ENI a répondu à certaines des accusations des journaux par une longue lettre publiée samedi dernier par Everyday occurrence, un journal qui a toujours été très agressif contre l’entreprise et les problèmes judiciaires qui l’ont affectée.

Le protagoniste de l’histoire, Claudio Descalzi, est âgé de 65 ans et dirige ENI depuis 2014. Diplômé en ingénierie, il a rejoint l’entreprise en 1981 et après une longue carrière, il a obtenu le poste de PDG du gouvernement Renzi, rôle auquel était confirmé en 2017 par le gouvernement Gentiloni. ENI compte aujourd’hui plus de 30 000 employés, opère dans plus de 60 pays et réalise un chiffre d’affaires de plus de 75 milliards d’euros. Elle fait partie de Confindustria, la principale association de grandes entreprises italiennes, et est l’une des plus grandes entreprises. ENI investit chaque année des dizaines de millions d’euros dans la publicité dans les journaux et télévisions et est propriétaire de l’agence de presse AGI.

Descalzi est jugé depuis 2017 pour corruption internationale et est accusé d’avoir versé plus d’un milliard d’euros de pots-de-vin à des dirigeants, des politiciens et des concessionnaires nigérians en échange de certaines concessions pétrolières (les deux journalistes l’appellent le pot-de-vin le plus élevé jamais versé dans l’histoire de ‘Italie). Le verdict de première instance devrait arriver dans les prochaines semaines.

L’événement Everyday rappelle qu’un témoin accuse ENI d’avoir tenté d’entraver l’enquête, en espionnant les juges et en essayant de convaincre les témoins de changer de version. Ces accusations d’avoir mené des activités de détournement ont conduit à l’ouverture d’une autre enquête contre ENI.

Descalzi est alors personnellement au centre d’une autre histoire. Il est en effet accusé d’avoir omis une déclaration de conflit d’intérêts pour ne pas avoir fait savoir à l’entreprise que son épouse, la citoyenne congolaise Marie Madeleine Ingoba, contrôlait les actions d’une série d’entreprises qui, entre 2007 et 2018, avaient obtenu des contrats d’ENI pour 310 millions d’euros. Selon les magistrats, Ingoba était directement propriétaire des actions jusqu’en 2014. Puis, quelques jours avant que son mari ne soit promu directeur général d’ENI, elle les avait vendus à une figure de proue. Descalzi et son épouse font l’objet d’une enquête pour cette affaire depuis septembre dernier.

Enfin, le fait interpelle Descalzi pour ceux qui définissent une série de résultats industriels et économiques insatisfaisants. Par exemple, au cours des derniers mois, le titre ENI est passé de 15 à 13 euros en bourse. ENI a également vendu l’une de ses filiales, la société d’ingénierie SAIPEM, à la société publique Cassa Depositi e Prestiti à un prix avantageux, réalisant un bénéfice mais causant un préjudice économique à la communauté; et enfin ENI n’aurait pas fait assez pour innover sur le front de l’énergie durable (et, à cet égard, a reçu des amendes pour publicités trompeuses).

En parlant de ces mêmes événements, le dernier numéro de l’hebdomadaire Espresso, il a publié une longue conversation avec l’économiste Luigi Zingales, qui a été membre du conseil d’administration de l’ENI entre 2014 et 2015. Zingales, avec sa collègue conseillère Karina Litvack, a affirmé qu’il avait a ensuite demandé l’ouverture d’une enquête interne indépendante qui aurait été refusée; et qu’ENI aurait entamé une opération d’espionnage et de discrédit contre elle et contre Litvack.

Samedi, ENI a répondu au long article de l’événement Everyday défendant, tout d’abord, les résultats économiques de l’entreprise.
Sous la direction de Descalzi, écrit la société, ENI a réussi à minimiser les problèmes causés par une situation internationale de moins en moins favorable aux entreprises du secteur de l’énergie et des hydrocarbures. En 2014, avant l’arrivée de Descalzi, écrit ENI, la société ne pouvait équilibrer les comptes et poursuivre les investissements qu’avec un prix du pétrole de 114 dollars le baril. Aujourd’hui, il parvient à le faire même avec un prix à moitié réduit. Ces avancées sont également visibles dans les rapports des investisseurs, poursuit la lettre: ceux qui suggèrent d’acheter des actions ENI sont passés de 25 à 70%.

En ce qui concerne les procédures judiciaires, ENI rappelle que les procédures au Nigeria et en Algérie, le ministère américain de la Justice, auquel ENI est soumis en raison de ses bureaux aux États-Unis, n’ont pas jugé nécessaire de poursuivre. Dans la lettre ENI, en revanche, ne répond pas aux accusations de détournement ou de conflit d’intérêts pour les relations entre Descalzi et sa femme.

Le ministère de l’économie contrôle directement ou indirectement 30% de l’ENI.

Source: https://www.news1.news/2020/02/the-renewal-of-the-appointment-of-claudio-descalzi.html?fbclid=IwAR3x0MW6fOtlFjoDhKaUQhAp8DkiEWGPhLu0cW2PlHhkj0Egf8f8N0vCg3c

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