DOSSIERS

COVID-19: MAIS OÙ SONT LES MORTS ?

Le 5 août dernier, je publiais un article comparant la mortalité 2020 par rapport à celle de 2018 sur la période allant du 1er janvier au 30 juin, sur base des fichiers nominatifs de l’Insee.  Ces fichiers, basés sur les remontées individuelles des déclarations de décès par les mairies ne peuvent pas mentir, même si en pratique ils restent entachés d’erreurs, ainsi que je l’avais déjà noté dans l’article initial.  A contrario, les tableaux récapitulatifs fournis par l’Insee ne sont pas cohérents, et pire encore, les erreurs ne vont pas toujours dans le même sens :

Mais, me direz-vous, pourquoi ne pas utiliser directement les données récapitulatives présentées sur cette page-ci ?  Tout simplement parce que les chiffres ne correspondent pas.  On ne parle pas d’une petite différence, mais de 10.517 unités.  Il semble bien qu’on ait largement sous-évalué le nombre de décès en 2018 et de même surévalué le nombre de décès en 2020.

Toutefois l’analyse des données reprises dans les listes des remontées nominatives présente aussi des inconvénients dont il convient de tenir compte :

  • Les données les plus récentes ne sont jamais complètes en raison de la lourdeur de l’administration française qui tarde parfois à transmettre les informations dans les délais impartis.  Ainsi dans les fichiers de juin vous trouverez des décès survenus en janvier (ce qui n’est pas un problème en soi).  Par corollaire, on peut supposer que le fichier du mois de juin ne reprend pas la totalité des décès survenus en juin (et qui continueront à arriver les mois suivants).  Cette « erreur » n’est pas dramatique en soi, puisque s’agissant de comparer 2018 et 2020, on peut raisonnablement penser que le taux des remontées tardives reste plus ou moins constant d’une année sur l’autre.
  • On m’avait fait remarquer que pour l’année 2020, je ne puis totaliser que les décès déjà rapportés (et pas les tardifs qui viendront s’ajouter ultérieurement), alors que pour 2018, je prends en compte les décès pour la période, y compris ceux qui auraient été rapportés tardivement en 2020.  En toute logique, suivant cet argument, on devrait avoir un certain nombre de décès en 2020 qui, n’ayant pas été rapportés encore, viendront augmenter les chiffres pour 2020 alors que pour les chiffres 2018, ceux-ci sont déjà pris en compte, avec pour conséquence que la différence de mortalité 2020/2018 devrait s’accroître au fur et à mesure qu’on irait vers la fin de l’année (et au-delà, idéalement).  Nous verrons qu’il n’en est rien, bien au contraire !

Évolution de la différence de mortalité 2020/2018

On le voit bien, plus les données s’affinent, puisque nous nous rapprochons de la fin de l’année, plus la différence s’amenuise, indiquant clairement qu’en finale, on n’aura pas vraiment plus de décès en 2020 qu’en 2018.  On peut également noter qu’entre juin et juillet, la différence diminue de 6.459-5630 soit 829 unités, et entre juillet et août cette différence n’est plus que de 5.630-5047 soit 583 unités.  On pourrait extrapoler ceci en disant que ce delta va aller diminuant, pour finir, qui sait, par aller en négatif (donc une différence de mortalité 2020/2018 qui irait à la hausse), mais :

  • D’une part, il ne reste plus que quatre mois dans l’année, et rien ne dit même qu’on observe une fonction que l’on pourrait extrapoler, ce qui rend l’exercice hautement spéculatif.
  • D’autre part, si l’on devait observer un delta plus petit pour les mois suivants,  au bout du compte on aura quand même une différence de mortalité ridicule entre 2020 et 2018, dont une grande partie pourrait s’expliquer par les conséquences même du confinement (arrêt des soins ambulatoires, traitements interrompus, chirurgies reportées, refus de transférer les aînés malades en réanimation et au contraire les confiner avec des personnes saines mais parmi les plus fragiles).
Conclusion (provisoire)

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, l’épidémie qu’on nous présente pratiquement comme la grand peste n’aura, en finale, pas fait vraiment plus de victimes que la grippe de 2018.  En conséquence, il convient de s’interroger sur le bienfondé des mesures liberticides qui ont été prises et restent d’application.

Nous sommes aujourd’hui dans une épidémie sans malades, qui ne tue pratiquement plus, tous les indicateurs sont au vert au point que les médias en sont rendus à ne plus parler que des « cas » qui augmentent mécaniquement avec le nombre de tests réalisés.  On a beaucoup de gens positifs?  Eh bien c’est parfait, cela prouve qu’on atteindra rapidement l’immunité de groupe alors que le virus s’affaiblit et restera probablement parmi nous sous forme endémique comme un énième rhume causé par un coronavirus.

Si dans les semaines à venir les gouvernements devaient prendre tant et plus de mesures liberticides, y compris le reconfinement,  il sera temps de vous interroger sur ce qui est réellement en train de se jouer, et croyez-moi, cela n’a que peu à voir avec les conséquences sanitaires d’une épidémie.

Source: https://www.levilainpetitcanard.be/mais-ou-sont-les-morts/

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