DOSSIERS

PANDÉMIE DU CORONAVIRUS, LA NOUVELLE GUERRE DE 100ANS

« Ils veulent livrer une nouvelle guerre de cent ans contre le coronavirus ! »

par François Pesty.

Nous sommes bien mal embarqués par notre exécutif (Macron, Castex, Véran, Darmanin, Le Maire, Blanquer, Vidal…), et son bras armé, les préfets et les DARS (Directeurs d’agences régionales de santé), dans une très longue guerre contre ce virus, pourtant pas si méchant que cela.

Ils n’ont toujours pas compris, et les médecins qui les conseillent (Conseil Scientifique) non plus, une chose pourtant si élémentaire :

Nous ne gagnerons aucune guerre contre un quelconque virus respiratoire sans acquisition d’une immunité collective.

Ce qui signifie, « non d’un chien » (pour ne pas être trop grossier), que si l’on refuse perpétuellement aux 51 millions de françaises et de français bien-portants, 76,1% de la population, excusez du peu, qui ne courent quasiment aucun risque, qu’ils puissent se refiler gentiment ce « putain » de virus, nous ne sommes pas près de gagner cette guerre !

Arrêtons d’enfermer les biens portants, cessons de les cacher derrière un masque, finissons-en avec les fermetures d’école, de bars et de restaurants, relançons l’événementiel, relevons les « jauges ».

Bref, vivons normalement lorsqu’on est en bonne santé et pas trop âgé !

Restons juste vigilants, surtout si nous sommes nous-même malades, avec les personnes vulnérables.

POINT BARRE !

Voilà la stratégie efficace qu’il faudrait suivre.

Sinon, ce sera une guerre de « CENT-ANS », mince-alors…

France Info, le 6 septembre 2020 (Fichier audio ici) : « Sept départements français passent à leur tour en zone de circulation active face au coronavirus. La Côte d’Or, le Nord, le Bas-Rhin, la Seine-Maritime, la Corse (en réalité, ce sont 2 départements, Haute-Corse et Corse-du-Sud), la Réunion. Entrée en vigueur immédiate[1]. Les préfets peuvent désormais renforcer leurs mesures de prévention. Vingt-huit départements, dont 4 dans les Outre-Mer sont ainsi dans les zones de circulation active du virus. Le port du masque en extérieur ne va pas résister dans la durée, le Médecin épidémiologiste Martin Blachier le dit sur France Info[2]. Le Conseil d’État examine cette fin de matinée la demande de l’État d’annuler les décisions en référer des tribunaux administratifs de Lyon et de Strasbourg. Elles concernent le port obligatoire du masque dans la rue de jour comme de nuit[3] ».

Si le masque était réellement efficace pour éviter des contaminations virales[4], il faudrait évidemment que les malades le portent obligatoirement, mais aussi les personnes à risque (très âgées, avec comorbidités) lorsqu’elles sont en contact avec eux.

En revanche, il faudrait l’interdire pour les contacts entre bien portants, afin de favoriser des contaminations sans risque dans cette population, afin d’atteindre au plus vite l’immunité collective (Voir ici)

Ce que certains appellent la « 2ème vague » mais qui n’en est pas une, avait commencé à la fin du mois d’août :

Décret du 28 août 2020, du Premier Ministre Jean Castex, publié au JO du 29 août 2020 (ici), qui classait en zone rouge 21 départements car leurs taux d’incidence avait dépassé 50 nouveaux cas positifs sur les 7 derniers jours pour 100.000 habitants.

Soit dit en passant, il s’agissait d’une première manipulation, car si l’on se réfère aux seuils épidémiques habituels lors des infections à virus respiratoires, comme les syndromes grippaux saisonniers, l’épidémie n’est déclarée qu’au-dessus de 150 ou 200 cas pour 100.000 habitants. Nous en avions parlé déjà fin juillet (ici). Cela ressemble à l’abaissement des seuils en médecine dont l’objectif est d’augmenter le nombre de malades (cela arrange bien entendu les affaires des laboratoires pharmaceutiques…) ; Mais, ici, ce ne sont plus des malades mais des départements (malades ?)

À propos de ces 21 départements, j’avais publié leurs courbes d’incidence à partir des données SI-DEP (Nombres de nouveaux cas positifs au sars-cov-2 par RT-PCR et nombres de tests pratiqués) entre le 13 mai et le 11 septembre 2020 (ici).

Nous observions alors que plusieurs départements dont les médias se faisaient les gorges chaudes, la Gironde, les Bouches-du-Rhône, Paris…, semblaient avoir déjà passé le pic épidémique, et s’engageaient dans une baisse de l’incidence ? Une bonne nouvelle donc.

Avec les 7 départements ajoutés le 6 septembre (voir plus haut), nous en étions au total, à 28 départements en rouge.

Mais Jean Castex n’allait pas en rester là.

Décret du 12 septembre, publié au JO du 13 septembre (ici). Il ajoute 12 nouveaux départements, soit au total 40 départements en rouge.

Décret du 19 septembre, publié au JO du 20 septembre (ici). Il ajoute 13 départements, la France en rouge passe à 53 départements

Décret du 26 septembre, publié au JO du 27 septembre (ici). Encore une charrette de 14 nouveaux départements, nous voilà à 67 départements classés rouge.

Je vous propose aujourd’hui d’observer l’évolution des courbes d’incidence actualisées pour les 21 premiers départements classés en rouge le 28 août et aussi de réaliser un premier tracé pour les 19 départements ajoutés respectivement les 6 et 13 septembre.

Des courbes que je n’ai toujours pas vues ailleurs… Donc, toujours en exclusivité sur FranceSoir !

Elles me semblent fournir l’indicateur le plus pertinent de suivi de l’épidémie, puisqu’elles en annoncent la fin.

En effet, lorsque nous aurons observé dans tous les départements de France et de Navarre des « courbes en cloche », redescendues après un pic, alors nous pourrons enfin crier « victoire » …

Actualisation des courbes d’incidence des 21 premiers départements classés en rouge

D’abord pour mémoire, et sans zoomer, la version initiale avec les données allant du 13 mai au 11 septembre 2020 (taux d’incidence du 19 mai au 11 mai, puisqu’ils sont calculés sur les 7 derniers jours) :

Et là, ma stupeur hier d’observer des courbes déformées :

Je vous renvoie à ma chronique d’hier (ici). J’y dénonçais des modifications des données opérées par Santé Publique France dans les fichiers mis en ligne et une très vraisemblable « manipulation » pour faire croire à l’aggravation de la situation sanitaire. Une accusation très grave que j’assume compte-tenu des informations dont je dispose (fichiers « sp-pos-quot-dep-2020-09-14-19h15.csv » et « sp-pos-quot-dep-2020-09-29-19h15.csv » téléchargés respectivement les 15 et 30 septembre 2020 sur la plateforme data.gouv.fr ici)

Alors zoomons quand même pour voir de plus près :

En rappel, la situation observable le 15 septembre :

Nous pouvions alors commencer à entrevoir le bout du tunnel avec une baisse amorcée de l’incidence dans de nombreux départements (Paris, le Rhône, la Gironde, les Bouches-du-Rhône, la Guadeloupe, les Hauts-de-Seine, la Seine-et-Marne, la Seine-St-Denis).

Voici l’actualisation des courbes au 26 septembre (avec le fichier téléchargé le 30 septembre) :

Malgré une possible manipulation des données, nous trouvons quand même des éléments encourageants avec cette orientation à la baisse d’incidence dans nombre de départements qui étaient montés assez haut : Gironde, Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Alpes-Maritimes, Paris, Guadeloupe, Val-d’Oise…

Premiers tracés pour les 19 départements ajoutés à la liste rouge les 6 et 12 septembre

D’abord sans le Zoom et en traçant les courbes avec le fichier du 15 septembre pour comparer avec celui du 30 septembre…

Nous pouvions observer une baisse bien engagée pour la Corse du Sud, et une amorce de baisse pour le Nord, le Pas-de-Calais, le Tarn-et-Garonne, la Haute-Corse, l’Aude…

Voici les courbes réalisées avec les données du fichier téléchargé le 30 septembre

Compte-tenu du mystère qui entoure les modifications très substantielles apportées par Santé Publiques France sur son fichier en ligne le 30 septembre, et qui impactent considérablement les tracés des courbes d’incidence entre la fin août et le 11 septembre (dernière date avec données dans le fichier du 15 septembre), je n’accorde qu’une confiance très limitée, et je maintiens mes soupçons de fraude dans l’attente d’éclaircissement de la part de l’agence sur les raisons de ces changements très notoires… La question est de savoir si les données de la fin août au 11 septembre ont bel et bien été « trafiquées », alors pourquoi les données postérieures ne le seraient-elles pas ?

Avant de zoomer, il convient d’observer qu’à l’exception du département du Nord, et encore, aucun des18 autres départements n’est parvenu à un niveau de seuil épidémique. Nous pouvons donc encore parler de « vaguelettes ».

Au risque de me répéter, il se pourrait fort bien que de nombreux (certains parlent de 50 %) nouveaux cas positifs à la RT-PCR soient en réalité de « faux positifs ». Ainsi, les taux d’incidence enregistrés dans SI-DEP seraient plus vraisemblablement surestimés…

Zoomons :

Bref, et avec les réserves liées au gros doute sur la fiabilité des données désormais publiées par Santé Publique France (Manipulation probable), 3 à 4 semaines après leur classement en rouge, la baisse de l’incidence est bien engagée pour plusieurs de ces départements (Seine-Maritime, Ille-et-Vilaine, Pas-de-Calais, Corse-du-Sud, Pyrénées-Orientales, Ain, Tarn-et-Garonne), au pire en plateau (Maine-et-Loire, Pyrénées-Atlantiques, Puy-de-Dôme), et que la Haute-Corse semble tirée d’affaire…

Nous suivrons bien sûr régulièrement l’évolution de ces « courbes en cloche » annonciatrice de bonnes nouvelles. Je reste très optimiste, car cela sent de plus en plus l’immunité collective « silencieuse » car non testée par la sérologie. Puisque manifestement, c’est notre immunité cellulaire (lymphocytes T, CD4+ et CD8+ qui nous protègent le mieux contre ce sars-cov-2…

Nous tracerons aussi prochainement les courbes des départements classés en rouge lors des vagues postérieures aux 6 et 12 septembre.

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[1] Décret du Premier Ministre en date du 5 septembre, publié au JORF du 6 septembre (ici)

[2] Martin Blachier se trompe aussi sur ce point, comme sur bien d’autres de ses affirmations dans les médias. Mais est-il véritablement épidémiologiste ? Voir ma chronique N°24 (ici)

[3] L’État Français a réussi grâce à la complicité de sa plus haute juridiction administrative, à museler les tribunaux. Résultat, hélas les gens dans leur grande majorité, continuent de porter le masque en extérieur.

[4] En réalité, leur efficacité contre les virus respiratoire n’est pas aujourd’hui établie (ici)

Source : http://www.francesoir.fr

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