DOSSIERS

COVID-19: MANIPULATION MÉDIATIQUE DE MASSE

Covidinfos.net a en septembre dernier partagé une tribune soumise par le Docteur Frédéric Badel, psychiatre, qui explore les différentes techniques de manipulation mises en œuvre depuis le début de la crise en cours dans un article intitulé : « Culpabilisation, conditionnement, mensonge… » Le Dr Badel dénonce des « techniques de manipulation mentale dignes des régimes totalitaires ». Le fait qu’il ait écrit cette tribune en septembre, avant le deuxième confinement (et avant qu’un troisième ne nous tombe dessus dans les prochaines semaines) rend très pertinents certains des aspects de manipulation mentale qu’il décrit et annonce, à l’avance.

Même si l’utilisation de la culpabilisation, du conditionnement et du mensonge, notamment dans le cadre du Covid, a déjà été traitée sur Sott (voir la série d’articles plus bas), avoir le point de vue d’un psychiatre reste néanmoins utile, d’autant que la parole discordante est rare. Cette tribune pourrait permettre à certains de nos lecteurs — potentiellement en proie à des difficultés pour expliquer autour d’eux comment les techniques de manipulation fonctionnent — de recourir au témoignage d’un professionnel en psychiatrie.

Peur par manipulation

Laissons dans un premier temps la parole au Dr Frédéric Badel, puis nous poursuivrons l’article avec plus de données sur le sujet.

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« Sauf à vivre en anachorète ou à être engagé dans une retraite méditative, il n’a échappé à personne que notre façon de vivre a été modifiée de façon radicale avec les mesures imposées de « distanciation sociale », le port du masque et la mise en pièce de notre économie.

Avec une facilité déconcertante, le gouvernement a brisé notre façon de vivre ensemble, restreint nos libertés individuelles fondamentales et il nous prépare quotidiennement à de futures mesures.

Comment en arrive-t-on à un résultat si rapide ?

Le pilier sur lequel repose une telle prouesse est le conditionnement à la peur. Par la diffusion répétée de messages de danger accompagnés de stimuli tels un son, une image, il est possible de créer assez rapidement chez la plupart des individus un réflexe de peur ancré dans le centre de la peur, un petit noyau dans notre cerveau le plus primitif (nous le partageons avec les reptiles). Les mécanismes de régulation qui logent dans des structures plus élaborées du cerveau (observation, analyse, jugement, classement), qui opèrent normalement une régulation par rétrocontrôle, se trouvent débordés et ce petit noyau reste anormalement activé. A chaque nouvelle stimulation, il va être excité, sans contrôle possible. Il ne reste donc à l’individu que des comportements plus archaïques, on le constate par exemple dans le stockage alimentaire ou les rixes qui apparaissent en cas de risque de pénurie.

Le conditionnement à la peur est un mécanisme automatique, extrêmement efficace et parfaitement connu. Certaines personnes sont plus disposées que d’autres à ce conditionnement.

La peur modifie donc les comportements qui perdent leur rationalité. Les soignants ne sont pas vaccinés contre la peur et, comme les autres, la subissent. Ainsi des cabinets médicaux ont été fermés, des médecins n’ont plus examiné leurs patients, la téléconsultation a connu un essor fulgurant.

Ce phénomène a été aggravé par le court-circuitage de structures de soins habituellement opérantes et performantes en cas d’épidémie ; tout devait être géré par l’hôpital, ce qui a pu engorger quelques services. Des lits ont été gardés en réserve pour la « deuxième vague », la crête de la première dans la plupart des régions n’ayant pas même été perçue, privant ainsi les patients de soins parfois urgents ou d’interventions, allant jusqu’à provoquer leur décès.

La panique chez les médecins, toujours couplée aux injonctions politiques, a conduit à priver de soins les personnes en EHPAD et plus généralement les personnes âgées. Les conséquences de ce phénomène sont aujourd’hui connues : nombre d’entre elles sont décédées dans le plus grand dénuement affectif, d’autres ont connu des altérations irréversibles de leurs fonctions cognitives ou ont perdu en autonomie. Les personnels soignants font état de cette évolution catastrophique à grande échelle.

Comme l’a affirmé en substance le professeur Raoult, un médecin qui a peur ne peut pas soigner, il doit changer de métier.

Les patients ont évité de consulter et on estime à 30 000 le nombre de cancers non dépistés en se basant sur le nombre habituel moyen de dépistage.

Les hôpitaux de jour ont fermé, privant de soins les plus fragiles, en particulier en psychiatrie, et laissant les familles désemparées.

Les médias ont relayé abondamment ces nouvelles à grand renfort d’images, je pense en particulier à celles de patients transférés par réseau ferré. Ces images inhabituelles ont eu d’autant plus d’impact que leur dimension hypnotique (on cherche à comprendre) crée un cercle vicieux en stimulant les centres de la peur.

Cette même peur a favorisé des comportements de délation et éveillé chez certains des vertus de justicier. Une de mes patientes s’est vue apostrophée dans une grande surface par une cliente pour avoir toussé « madame quand on a le Covid on reste chez soi ! », un autre a failli en venir aux mains pour un masque mal positionné. De nombreuses personnes soumises à la peur et déconnectées de leur intelligence s’érigent en justicier ou en bon élève qui penserait« je suis dans mon droit, je suis toutes les recommandations officielles.»

Le conditionnement est renforcé par des distorsions de logique utilisées systématiquement. Parmi les plus fréquentes, on trouve l’abstraction sélective qui consiste dans le fait d’isoler un élément mineur et ne traiter que celui-ci. A titre d’exemple, on mentionnera le cas de cette adolescente décédée et les cas de Kawasaki chez l’enfant, qui cultivent auprès du plus grand nombre l’idée que le virus concerne indifféremment toutes les classes d’âge. La généralisation va généralement de pair avec l’abstraction sélective: un détail particulier vient couvrir tous les faits. (« le virus tue les jeunes »). On pourrait conclure selon la même logique qu’il faut abandonner le vélo car il est mortel, que l’on soit cycliste amateur ou professionnel.

Ce conditionnement à la peur, qui a fait prendre de si mauvaises décisions, a été couplé à une culpabilisation majeure et incessante. Celui qui ne respecte pas les consignes est responsable de l’aggravation des consignes restrictives, de la poursuite de l’épidémie, de la mort de ses proches. Cette culpabilisation se poursuit aujourd’hui au moyen de messages martelés dans tous types de médias intimant de ne pas embrasser ses proches ou recommandant des barbecues masqués entre amis car nous sommes des personnes responsables. Il faut protéger les plus fragiles, message louable mais cynique car il a conduit à infliger à nos aînés le pire, la privation de contacts et de soins.

Le détournement du sens des mots et l’introduction de mots nouveaux. Le chef de l’État a déclaré que nous étions en guerre. Nous n’avons jamais été en guerre mais cela a permis de faire passer facilement le principe de l’état d’urgence et d’imposer toutes les mesures sans concertation. De même une sémantique inconnue a progressivement colonisé notre langue pour devenir aujourd’hui banale. Il en est ainsi du cluster. Qui connaissait le mot ? A n’en pas douter peu d’entre nous. Le cluster s’est imposé et il est devenu une menace, un autre stimulus de la peur, car il semble savant donc « sachant ». Il ne désigne pourtant qu’un foyer de contagion (il existe d’autres significations en musique, informatique etc). Dans ce registre on peut également noter la confusion entretenue sciemment entre « cas positifs » et « malades ». Ne pouvant continuer à nous conditionner en égrainant quotidiennement les nombres des malades ou des victimes décédées, ces derniers diminuant, le chiffre des cas positifs est substitué, entretenant ainsi le sentiment de peur.

Actuellement, on continue à nous maintenir dans l’idée d’une épidémie de cas positifs, sans victime, sans malade.

D’autres mécanismes sont également employés

Le mensonge ou l’action volontaire de tromper. Mensonge sur la disponibilité des masques, sur leur utilité qui n’est pas prouvée( des études allemandes rapportent même des effets délétères du port du masque généralisé- présence de microplastiques ; le système européen RAPEX a rappelé 70 modèles de masques car ils ne répondaient pas aux normes de qualité de l’UE et pouvaient entraîner des « risques graves »), sur leurs commandes, mensonge sur la létalité du Covid (CDC aux USA par exemple), sur l’action de l’hydroxychloroquine (HCQ) et sur ses effets secondaires (Carlucci et al, mai 2020). Nous sommes pour cela moqués par les Africains qui utilisent couramment cette molécules (nos soldats également) et chez lesquels l’usage généralisé n’a pas entraîné l’hécatombe promise et a même peut-être permis de limiter les décès. Mensonge sur la nécessité d’un vaccin (on ne vaccine pas une population contre un virus à létalité faible) . Pour plus de détails, les études référencées et leurs résultats figurent sur le site de Swiss Policy Research.

La suppression de toute voix divergente. La voix la plus connue en France est celle du Professeur déjà nommé. Difficile de l’entendre en dehors de sa chaîne IHU Marseille ; mais si on lui prête parfois la figure d’un original, il est en réalité loin d’être le seul à avoir des opinions qui divergent des positions officielles. De nombreuses études, dans différents pays, concluent à l’inutilité voire la nocivité des masques en extérieur, remettent en question le taux de mortalité du virus etc …sans se prononcer ici sur la pertinence de ces positions, reconnaissons qu’il est anormal que toute voix divergente soit inaudible ou discréditée d’entrée et qu’il faille vraiment chercher pour y avoir accès !

L’étiquetage. Toute personne ayant un avis divergeant est suspecté de complotisme, de liens avec l’extrême droite. Ce procédé permet de faire l’économie d’une réflexion pourtant indispensable ; il est décrété sans analyse aucune ni réflexion que untel est complotiste. Votre intelligence est laissée de côté.

La fausse bienveillance ou injonction paradoxale. Elle consiste à lier deux propositions qui empêchent toute décision et elle paralyse l’action. Par exemple il est laissé à l’appréciation de chacun de porter le masque à l’extérieur dans certaines villes mais un plan de reconfinement est déjà prêt si l’épidémie repart. Ce procédé, bien connu des psychiatres, est un procédé qui rend fou.
Si vous le couplez au grand niveau d’incertitude entretenu volontairement sur la suite de l’épidémie, vous devenez diabolique.

Prédire certains aspects de l’avenir. Malgré l’incertitude savamment orchestrée, dès le début de cette crise, il a été dit que l’épidémie allait durer, que la rentrée de septembre ne se ferait pas normalement, et, surtout, le mythe du « monde d’après » a été développé et entretenu. C’est là un autre aspect de la manipulation mentale, du lavage de cerveau ou de la propagande. Je vous dis que nous sommes entrés dans le monde d’après, (ceci est rabâché à l’envi), dès avril ou mai. Quoi que l’on fasse, quoi qu’il se passe, le monde d’avant aura disparu. Le maintien des mesures de privation de liberté me donnent raison.

Ceci est une insulte à l’intelligence puisque la prophétie, par les mesures prises, s’auto-vérifie : malgré des chiffres officiels très bas de décès et de passage aux urgences (voir geodes santé publique France), le maintien de la distanciation sanitaire et du port du masque maintient l’idée de l’épidémie.

Nous sommes préparés à des mesures restrictives « jusqu’à la vaccination ». Aucune autre voie de sortie ne semble envisageable.

La sanction permet de rappeler à l’ordre ceux qui n’auraient pas été suffisamment sensibles au conditionnement. Et les chiffres montrent que le procédé a été largement utilisé en France. Le niveau de verbalisation a été important, plus d’un million d’amendes ayant été appliquées pendant le confinement.

Le cocktail conditionnement à la peur, culpabilisation, sanction est extrêmement efficace.

Quelles conséquences ?

Les mesures prises ont laissé notre économie exsangue. Or, les pertes d’emplois et les faillites ont toujours été accompagnées d’une épidémie de suicides.

Le nombre de morts par suicide, par manque de soins, par absence de dépistage, par tristesse seront-ils décomptés ? Combien verrons-nous de deuils compliqués, séquelles de mesures inhumaines interdisant tout rassemblement ?

Selon certaines prospectives, les mesures prises feront bien plus de morts que le virus. Nous restons dans une incertitude cultivée, avec une population clivée entre pro et anti-masques. Ce climat est délétère et favorise la violence et l’émergence des redresseurs de torts ; la privation de liberté favorise également la violence.

Que faire ?

A titre individuel, il est difficile de lutter contre cette propagande. Nous voyons que l’usage immodéré des outils de communication ici évoqués de façon non exhaustive ne nous permet pas une grande marge de manœuvre. Mais rien n’empêche de bannir les chaînes d’information continue qui activent en permanence la peur. Personne n’est contraint d’écouter les chaînes principales d’informations acquises à des grands groupes, il est possible à chacun de trouver des sources d’information alternatives auprès de journaux indépendants, en ligne principalement, et nous pouvons, professionnels de santé, nous regrouper pour dénoncer l’absence de concertation.

Nous pouvons apprendre à ne pas croire tout ce qui est dit ou montré à la télévision. Les techniques de manipulation dans ce domaine sont pléthore (voir par exemple sur Swiss Policy Research).

L’humanité n’en est ni à son premier, ni à son dernier virus. Les virus sont omniprésents, nous en hébergeons en permanence. La seule nouveauté réside dans les comportements humains mis en œuvre pour se protéger du Covid.

Quelle que soit la dangerosité d’un agent, viral ou autre, rien ne peut justifier dans une démocratie le confinement contraint d’un peuple. On peut faire de la pédagogie, de l’éducation, de l’information. Mais actionner le volet répressif, appliquer des mesures coercitives privatives de liberté en vertu du principe de précaution ou de n’importe quel autre principe, sans preuve dans notre cas de l’efficacité de telles mesures, est catastrophique sur le plan humain. Cela participe à la déshumanisation de notre pays (autrui est suspect de vous contaminer, vous vivez masqués et muselés, les lieux de réjouissance restent fermés, ceux qui sont ouverts le sont parfois selon des horaires définis de façon incompréhensible, confinant à l’arbitraire…). Mandat est donné aux élus de protéger les citoyens, pas de les bâillonner ou de les priver de leurs moyens de subsistance.

Si le virus fait de nouvelles victimes, et il en fera dans les populations fragiles dès l’automne comme le font les virus chaque année, on pourra dire que celui qui n’a pas appliqué strictement les consignes est fautif. Le confinement vous menace. On vous infantilise.

Si le virus disparaît, ce qui est peu probable car les coronavirus alternent mais ne semblent pas disparaître, le gouvernement pourra se féliciter d’avoir bien agi.

Dans tous les cas de figure, il sort vainqueur de la crise. Et s’il redéfinit l’épidémie comme étant un grand nombre de personnes testées positives, quelle issue peut-on imaginer à cette crise ?

Ces techniques de manipulation mentale sont dignes des régimes totalitaires. Ce qui se profile, et ce à quoi on nous prépare, c’est le traçage, le passeport sanitaire, voire une obligation ou une forte incitation à la vaccination, des restrictions encore plus importantes de nos libertés individuelles.

Le Covid peut constituer un coup d’essai. Il permet à ce jour de mesurer la docilité du peuple, son pouvoir de rébellion.

Quand un Etat décide du bonheur de son peuple et qu’il le juge incapable de décider par et pour lui-même, la voie est ouverte à la dictature (ici sanitaire) ; tous les signes semblent être présents : la rhétorique, les moyens de contrainte, l’annonce du monde d’après.

Nous devons nous poser la question du type de société que nous voulons créer. Celle du tout sanitaire et du risque zéro me paraît constituer la pire des options car, d’une part, elle esquisse la voie de moyens de contrôle de toute la population, de restrictions de plus en plus grandes de nos libertés fondamentales et institue un délire paranoïaque à grande échelle, et d’autre part est un non-sens ou une négation ontologique. »

Dr Frédéric Badel

Source de l’article initialement publié le 7 septembre 2020 sur Covidinfos.net

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Poursuivons maintenant avec les informations supplémentaires annoncées en début d’article. La culpabilisation, le conditionnement et le mensonge propres à l’ère Covid atteignent des niveaux sans doute jamais atteints et participent d’un certain nombre de mécanismes, notamment celui utilisé par les médias.

La propagande et le langage dans les médias

Le langage pauvre, abêtissant et mensonger du journalisme moderne agit sur nous comme un vrai sortilège : sa force est celle d’une répétition hypnotique et assurée. Et l’on finit par croire que ce que nous entendons dépeint la réalité, que les opinions que nous émettons sont bien les nôtres. Pour se dépolluer de l’intoxication médiatique, celle qui semblerait presque pouvoir remplacer notre conscience par un ersatz de conscience, on pourra prendre connaissance des processus et des techniques de propagande et de désinformation avec les articles suivants :

En conclusion de son passionnant ouvrage, La langue des médias — Destruction du langage et fabrication du consentement, Ingrid Riocreux écrit ceci :

« La classe dominante considère qu’il est plus facile de garder sous contrôle une société d’idiots que de gouverner un peuple intelligent. Mauvais calcul. Car les masses abêties, illettrées et incultes ne restent pourtant pas amorphes. Quand on les a privées des lots et de la maîtrise du langage, il ne leur reste rien comme moyen d’expression — pire, comme mode de pensée — que la violence. L’erreur de nos oligarques réside dans le fait de croire qu’une société d’abrutis est un troupeau bêlant, docile et calme, alors que c’est une meute d’individus féroces, en guerre perpétuelle les uns contre les autres […] L’illettrisme entraîne la violence, et l’insécurité appelle la tyrannie. Le système qui, par son œuvre éducatrice (scolaire et médiatique), se targuait d’engendrer des personnes libres et responsables, pétries des idéaux les plus nobles, s’écroulera donc sous les coups de ce qu’il a lui-même produit, en réalité : un gibier de dictature. »

Agrégée de lettres et Maître de conférences à l’université, Ingrid Riocreux a jeté avec cet essai passionnant un pavé dans la mare médiatique. Selon elle, les médias décryptent, analysent et orientent l’actualité selon un canevas idéologique. Le propos d’Ingrid Riocreux est dense, corrosif et brillant. L’auteur nous explique plus en détails en quoi les enjeux manichéens voulus par une certaine partie de la presse ouvre un débat profond sur la démocratie et le libre arbitre. C’était déjà très vrai lors de la parution de son livre en 2016, ça l’est encore plus aujourd’hui, à l’ère du Covid.

On pourra préciser que la classe dirigeante tire aussi profit de la violence, même si celle-ci est difficilement contrôlable : n’est-elle pas le prétexte parfait à une utilisation accrue de cette même violence, et cette fois-ci à l’égard de tous ? L’intelligence du peuple est bien plus dangereuse : elle seule permet de remettre en cause fondamentalement la légitimité du pouvoir acquis et exercé par une minorité, au détriment de la majorité.

Ingrid Riocreux évoque aussi la manière dont est présentée l’information ; toutes les médias mainstream utilisent le même discours dans un mimétisme devenu maladie infectieuse qui se révèle, à cause d’une information contaminée, un réel handicap pour l’ensemble de la société :

« De même que l’homme de la rue répète les commentaires du match comme s’ils émanaient de sa propre analyse, de même il répétera les formules creuses sur le vivre-ensemble, le danger de l’extrême-droite, l’islam-religion de paix, les bienfaits de l’Europe, etc. Il n’en sait rien, mais on le dit, donc il le dit. Et si c’était là le discours dominant dans les médias, il reprendrait avec tout autant de conviction des slogans sur le complot juif, le danger de l’islam, l’infériorité de la race noire, etc.

Sans plus de réflexion, au nom d’un plaisir au demeurant tout à fait compréhensible, celui que procure l’harmonie de l’uniformité. Délice de se fondre dans la perfection extatique d’un chœur à l’unisson, assorti de cette étrange certitude que la voix de la majorité est nécessairement celle de la raison […] Il faut ajouter ici que le mouvement actuel de discrédit des médias de masse ne change rien à l’affaire : par rejet de la parole journalistique, beaucoup se mettent à penser systématiquement le contraire de ce que dit le Journaliste, et cette pensée anti-médias est tout aussi homogène et irréfléchie que le pré-pensé médiatique. C’est encore un effet de l’uniformité du discours des journalistes. »

Edward Bernays et la propagande moderne

Puisque les médias s’expriment « dans la perfection extatique d’un chœur à l’unisson », il est légitime de s’interroger sur la provenance de cette « harmonie de l’uniformité » qui est la leur. Romaric Thomas écrivait dans un article que nous avons publié en 2014 ce qui suit :

« Edward Bernays reconnaissait la qualité de faiseur d’opinion à toute personne investie d’une autorité politique, économique ou sociale. Il lui paraissait évident que « si l’on entreprenait de dresser la liste des hommes et des femmes qui, par leur position, sont ce qu’il faut bien appeler des ‟faiseurs d’opinion », on se retrouverait vite devant la longue kyrielle des noms recensés dans le Who’s Who. ».
Mais il avait tendance à voir dans ces autorités officielles les relais, conscients ou non, d’« hommes de l’ombre » dont « le pouvoir est parfois flagrant […] Généralement, on ne réalise pas à quel point les déclarations et les actions de ceux qui occupent le devant de la scène leur sont dictées par d’habiles personnages agissant en coulisse. »

Concernant Bernays, lire les indispensables articles suivants :

L’image est l’outil privilégié des médias parce qu’elle se passe de la médiation du cerveau pour opérer directement sur les tripes. Or l’image, destinée aux masses, peut être sujette à toutes les manipulations.

Au XXème siècle, « progrès » oblige, les techniques de désinformation se sont perfectionnées. Notons d’ailleurs qu’elles sont nées en démocratie avec le petit ouvrage d’Edward Bernays Propaganda et son sous-titre, Comment manipuler l’opinion en démocratie. La création par ce monsieur du « conseil en relation publique », en fait la langue de bois et sa fonction double :

  1. Amplifier le pouvoir idéologique, et
  2. Permettre de participer momentanément au pouvoir et montrer qu’on est digne d’y participer davantage.

Dans sa Petite histoire de la désinformation, Vladimir Volkoff précise ce qui suit :

« la langue de bois ne signifie rien. Pour ceux qui en comprennent le sens codé, elle signalise ; pour ceux qui essaient de la prendre à la lettre, elle mystifie. »

Durant le même siècle, la doctrine du RAP (Renseignement, Action, Protection) a été élaborée. L’idée — très orwellienne — est de pénétrer la pensée de l’adversaire, de réussir à penser à la place de l’opinion publique, notamment en provoquant une psychose et ainsi favorisant l’auto-désinformation. La puissance de ce procédé augmente d’autant plus qu’il se prolonge dans le temps. Une nouvelle réalité est construite par les ingénieurs sociaux et se pérennise.

D’après Volkoff, la puissance d’impact du sensationnel vient de son manichéisme et de l’ancrage dans l’inconscient du spectateur qu’elle entraîne, amplifiée par la répétition et la quasi-impossibilité à corriger une information fausse. Il suffit qu’à la source de l’information se trouve un groupe d’influence ayant intérêt à désinformer. Nous nageons dès lors en pleine ingénierie des perceptions :

« en psychocratie, la vérité ne compte pas, à la limite elle n’existe pas, n’existe que ce que l’on fait croire aux gens ou, mieux encore, ce qu’on leur fait croire qu’ils croient. »

Les techniques de manipulation détaillées dont il est question dans cet article sont d’ailleurs les mêmes que celles utilisées par une secte, voir notre infographie ci-dessous :
© Steven Hassan, adapté par Helenofdestroy et traduit en français par Sott.net
Comment les sectes exercent leur influence – [Cliquer pour agrandir]La désinformation s’inscrit cependant dans un registre plus large, la guerre de l’information. Cette guerre comprend trois aspects :

  • Savoir soi-même ;
  • Empêcher l’autre de savoir ;
  • Lui faire tenir un savoir corrompu (désinformation et influence).

A l’heure d’Internet et de la cybernétique, Volkoff (dans son livre publié en 1999) juge le potentiel technique de désinformation — en particulier par l’image — illimité. Les deux cibles privilégiées sont les jeunes et les femmes. Les moyens techniques utilisés sont donc prioritairement les magazines, débats, interviews, spots. Comme modèle anthropologique, les maîtres désinformateurs cherchent aujourd’hui à imposer l’égalitarisme sous couvert de tolérance. Pour Volkoff, le droit-de-l’hommisme œuvre dans ce sens. Il repose sur deux notions abstraites :

  1. Le droit, qui ne prend sens que dans une collectivité donnée, et
  2. La notion d’homme, qui implique plus des devoirs que des droits.

En généralisant, le droit-de-l’hommisme dénature. Et pour rappel, la généralisation est un procédé de désinformation. Dès lors, que faire ? Volkoff incite à la cohésion de groupe et au tri méticuleux de l’information. Ce qui reste limité… Mais comme chez Laurent Mucchielli — sociologue français qui a orienté ses travaux vers la sociologie de la délinquance et des politiques de sécurité — la lecture de l’ouvrage de Volkoff, ancien agent de renseignement, donne les clés du décodage de diverses techniques de manipulation par exposé des mécanismes de la désinformation. Deux citations de Volkoff :

« Il faut garder bien présent à l’esprit que la désinformation ne s’adresse qu’en surface à l’intelligence du public qu’elle prétend induire en erreur ; en profondeur, elle s’adresse à sa sensibilité à tous les niveaux : au cœur, aux tripes, au bas-ventre, les passions étant toujours plus fortes en l’homme que les convictions. »

« Le cerveau se méfie par nature ; par nature, le cœur et les tripes s’émeuvent, et il est vrai que la charge émotionnelle d’une image, surtout en couleurs, surtout animée, est plus forte que l’expression verbale correspondante. […] l’image, davantage que le mot, s’adresse aux masses : elle est facile à percevoir, facile à reproduire, et elle devient aussitôt un sujet de conversation. L’article doit être lu, ce qui va prendre au moins quelques minutes ; l’affiche ou l’image télévisuelle sont instantanées ; l’article que vous lisez n’est donc pas tout à fait celui que je lis, tandis que la même image est imposée simultanément à des téléspectateurs innombrables et contribue immédiatement à leur massification, ce qui les prive aussitôt de leurs défenses naturelles contre l’illusion. »

Neuro-Esclaveset Conscience


L’exploitation de l’homme à travers la domination d’une élite se joue essentiellement sur des instruments juridiques, psychophysiologiques et économiques. Reconnaître leur musique est l’unique solution pour échapper à ceux-ci, pour garder notre liberté, ou la recouvrer enfin.Sur les explications relatives aux processus chimiques à l’œuvre dans le cerveau, le rôle du système limbique, des neurones-miroirs, etc. afin de décrypter comment la manipulation procède sur les opérateurs cognitifs des sujets, je renvoie aux très complètes explications des Italiens Marco Della Luna et Paolo Cioni dans leur livre passionnant Neuro-esclaves – Techniques et psychopathologies de la manipulation politique, économique et religieuse .

À propos de ce livre, quelques précisions concernant cerveau et manipulation :

« Les personnes qui développent et réussissent à maintenir l’efficacité des réseaux neuronaux d’auto-contrôle et d’auto-domination concentrée dans les lobes frontaux, sont moins vulnérables aux actions de conditionnement et de manipulation, parce que plus consciente et moins réactive, mieux stabilisée dans la lucidité. Les personnes moins développées dans ce sens sont par contre plus pénétrables car moins capable d’espacer les stimulations.

L’homme est d’une part le divisé semi- inconscient, la marionnette des circonstances et des suggestions que nous avons examinées dans le chapitre précédent, et d’autre part, il est capable de sortir de cette condition car il peut modifier, développer son cerveau et ses propres compétences. Une réalisation qui n’est possible qu’au prix d’application et d’efforts. Évidemment, l’homme est aussi susceptible de perdre ses facultés, de les atrophier, de rétrograder. Il peut aussi introduire cette potentialisation, cette dégradation, chez autrui. Une école qui n’oblige pas ses élèves aux efforts de l’attention, de la mémorisation, de l’autocontrôle, de la répétition, etc. n’est pas une bonne école, compréhensive, démocratique, qui intègre, mais plutôt une école qui atrophie le potentiel de l’être humain. »

Ainsi, avec un entraînement adéquat, il devient possible d’améliorer sa propre condition. Se rendre plus conscient, des mensonges, de la désinformation. Mais on aura aussi réalisé que la vigilance constante reste de mise, car la régression est possible, et même probable, si l’on ne reste pas « à l’affût », sachant que les manipulations, quelles qu’elles soient, mutent et deviennent toujours plus subtiles. Impossible de s’endormir, donc…

Les auteurs poursuivent un peu plus loin :

« Le propagandiste ne doit pas se limiter à modifier les croyances et les valeurs des personnes, il doit les inciter à participer irrationnellement à une action dont elles ne connaissaient ni le contrôle, ni les véritables objectifs, dans une atmosphère non pas de réalité mais d’adhésion à un mythe, une adhésion non pensante ou en tout cas non pensante de manière autonome. Dans la société moderne, celui qui agit n’est pas celui qui pense.

Selon Emull, c’est l’action qui crée l’idéologie et non pas le contraire. Toute affirmation doit être péremptoire et simple. En particulier, l’enracinement du mythe et le déclenchement de réflexes conditionnés peuvent être accompagnés d’un travail de préparation psychologique sur les groupes activistes de la part du propagandiste afin que l’action de masse s’opère au moment venu. Par mythe, nous entendons une vision partagée, identifiante, exaltante et holistique (explicative du monde et de l’homme, et en même temps théologique) — comme il en a été des visions léninistes, maoïste, national-socialiste et fanatico-religieuse. Étant donné que l’homme est en réalité un « divisé », qu’il a une structure semi-assemblée, subsistante comme un ensemble de contradictions, de tels mythes peuvent être enracinés efficacement chez une personne, même en présence de valeurs contraires. »

Et l’on comprend que les comportements pathologiques puissent infecter, « s’attraper », se répandre comme un virus, alors même que l’on s’en croyait protégé. Voir à ce sujet nos Focus sur le Wétiko :

On réalise aussi que notre passivité, « aussi bien informée qu’elle puisse être », ne nous protège pas des forces, très actives elles, qui n’œuvrent manifestement pas pour le bien de l’humanité ; on réalise que nous sommes également responsables des mensonges, de la force avec laquelle ils atteignent nos consciences et s’y répandent, à l’échelle individuelle, à l’échelle d’une nation, à l’échelle du monde entier.

Dans son livre L’histoire secrète du Monde, Laura Knight-Jadczyk écrit ceci :

« Notre univers paraît être composé de matière/énergie et de conscience. La matière/énergie telle quelle « préfère », semble-t-il, l’état chaotique. La matière/énergie telle quelle n’a pas même un concept de « création » ou « d’organisation ». C’est la conscience qui donne vie à ces concepts et par son interaction avec la matière, elle pousse l’univers soit vers le chaos et la dégénérescence, soit vers l’ordre et la création.

Ce phénomène peut être mis sous forme de modèle mathématique et simulé sur un ordinateur utilisant la Théorie Quantique des Evénements. Est-ce que la Théorie Quantique des Événements donne un modèle fidèle de l’interaction de la conscience avec la matière? Nous ne le savons pas. Mais il y a des chances pour que ce soit le cas, parce qu’elle semble décrire les phénomènes plus correctement que la mécanique quantique orthodoxe ou ses théories rivales (Mécanique Böhmienne, GRW, etc.)

Ce que nous apprenons de la Théorie Quantique des Événements peut être dit simplement comme suit : Appelons notre univers matériel « le système ». Le système est caractérisé par un certain « état ». Il est utile de représenter l’état du système par un point dans un disque. Le point au centre du disque, son origine, est l’état de chaos. Nous pourrions aussi le décrire comme « Potentiel Infini ». Les points sur le bord représentent les « purs états » d’être, c’est-à-dire des états de « connaissance pure, non floue ». Entre les deux il y a des états mitigés. Plus l’état se rapproche du bord, plus pur et plus « organisé » il est.

Un « observateur », une « unité de conscience », extérieur, se fait une idée – peut-être exacte, peut-être fausse, peut-être entre les deux- de l’état réel du système, et observe le système avec cette « conviction » au sujet de son état. L’observation, si elle se prolonge, a pour résultat que l’état du système « saute ».
 C’est dans ce sens qu’on crée sa propre réalité ; mais comme toujours, le diable est dans le détail. Les détails sont que l’état résultant de l’observation du système peut être plus pur ou plus chaotique, cela dépend de la « direction » du saut. La direction du saut dépend de l’objectivité de l’observation : dans quelle mesure l’observation est proche de la réalité de l’état.

D’après la Théorie Quantique des Événements, si les attentes de l’observateur sont proches de l’état réel du système, le système saute, le plus souvent, vers un état plus organisé, moins chaotique. Si d’autre part les attentes de l’observateur sont proches de la négation de l’état réel (c’est-à-dire quand les convictions de l’observateur sont plus proches du faux que du vrai par rapport à l’état REEL – la réalité objective) alors l’état du système va sauter vers un état plus chaotique, moins organisé. En outre, ce saut prendra, selon la règle, beaucoup plus de temps.

Autrement dit, si la connaissance de l’observateur à propos de l’état réel, est proche de la vérité, alors l’acte d’observation et de vérification en lui-même provoque promptement un saut et l’état résultant est plus organisé. Si la connaissance de l’observateur à propos de l’état réel est fausse, alors cela prend en général très longtemps pour provoquer un changement dans l’état du système, et l’état résultant est plus chaotique. Ce que cela signifie c’est que de l’ordre peut être tiré du chaos grâce à l’observation de ce chaos tel qu’il EST et non pas en prétendant qu’il en est autrement. En résumé, celui qui « croit » en la possibilité de « créer une réalité » différente de ce qu’elle EST, augmente le chaos et l’entropie.

Si vos convictions sont perpendiculaires à la vérité, même si elles sont inébranlables vous êtes fondamentalement en conflit avec la vision que l’univers a de lui-même, et je peux vous assurer que ce n’est pas vous qui allez gagner. Vous attirerez la destruction sur vous-même et sur tous ceux qui se livreront avec vous à ce genre d’exercice de « bras de fer » avec l’univers. D’autre part, si vous êtes capable de voir l’univers comme il se voit lui-même, objectivement, sans cligner des yeux et en l’acceptant, vous vous alignez alors sur l’énergie créatrice de l’univers et votre propre conscience devient un transducteur d’ordre. Votre énergie d’observation, accordée de manière inconditionnelle, peut apporter l’ordre dans le chaos, peut créer à partir d’un potentiel infini. »

De façon plus pragmatique, appliqué aux évènements actuels qui secouent notre pays, une question vient à l’esprit : dans quelle direction « l’état du système » va-t-il sauter, ici, en France ? Ce qui arrive, ce qu’il en est dit, montré, interprété, à grand renforts « désinformatifs », à l’échelle d’une population entière, tout cela nous permet-il d’avoir une connaissance du réel plus vraie ou plus fausse ? Où cela pourra t-il nous mener, de ne pas avoir su déchiffrer les signes, pourtant révélateurs, du mensonge et de la manipulation ?

Rappelons également l’origine de cette manipulation. Quel type d’individu bénéficie du mensonge ? Quel genre de personne est-elle prête à mentir encore et encore, sans en ressentir la moindre culpabilité ? Qui orchestre ce type de désinformation ?

Une seule réponse :les psychopathes. Et c’est bien elle, la psychopathie, qui équivaut au virus du Wétiko mentionné plus haut.

Modification: La Rédaction JEMINFORMETV.COM

Source: M.K. Scarlett

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