ÉCONOMIE

LA GRANDE RÉINITIALISATION ÉCONOMIQUE MONDIALE, LE PIRE EST AVENIR

par Marc Gabriel Draghi.

En 2021, va-t-on vers l’abolition de la propriété privée pour le plus grand nombre ?

À l’heure ou nos politiques et dirigeants parlent sans cesse de Grand Reset (Grande Réinitilisation) pour résoudre les problèmes d’endettement colossaux et de dépression mondiale, nous sommes en droit de nous interroger sur la motivation profonde de ce programme.

La tendance de numérisation des devises, de promotion du malthusianisme écologique et d’accroissement de la toute-puissance des Banques centrales et des Banques d’investissement, au détriment des banques commerciales moribondes, pourrait bien inaugurer un nouveau système capitalo-communiste version 2.0. Ce système hybride à la fois socialiste et néo-libéral s’articulant à l’échelle mondiale, ce fameux « Monde d’Après » est déjà en train de prendre forme sous nos yeux, à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Ainsi en complément des restrictions toujours plus grave contre les libertés publiques, le droit de propriété est désormais en passe d’être remis en cause, au moins pour la grande majorité d’entre nous. J’en vois déjà se réjouir à ces mots, néanmoins cette perspective n’est en rien enthousiasmante pour les peuples.

Droit de propriété et liberté

En effet, par l’intermédiaire des conséquences politiques et sociales de la crise covidienne, le capitalisme financier apatride va lancer un véritable plan d’expropriation dans les mois qui viennent pour ensuite mieux nous esclavagiser. De nos jours, il existe un consensus objectif (lié à l’observation) qui considère que le fait d’être ou non propriétaire de biens de valeur significative (usage concret) comme un logement, des terres ou d’autres moyens de production, etc. est un discriminant social essentiel dans nos sociétés et cela depuis des siècles.

Et il est évident qu’un individu qui se trouve dans une situation économique confortable est naturellement plus libre pour s’opposer à des décisions qui viennent d’une autorité politique illégitime et parasite. Les prolétaires et sous-prolétaires (individus qui ne peuvent vendre que leur force de travail et ceux qui vivent de maigres subsides du système) sont évidemment dans une situation plus difficile quand il s’agit de ne pas subir des décisions politiques ineptes comme celles adoptées depuis la crise du Covid-19.

Il semble donc que l’ordo-libéralisme des Lagarde, Powell, Draghi, Yelen, Carney et cie soit désormais en mesure de contester les conceptions libérales traditionnelles. Là ou une Ayn Rand (véritable maîtresse à penser de nos néo-libéraux modernes) écrivait encore il y a quelques décennies « que l’homme ne peut exister sans son corps, aucun droit ne peut exister sans le droit de traduire ses droits dans la réalité, à penser, à travailler et à en conserver le produit, ce qui signifie : le droit de propriété », ses enfants (technocrates et financiers internationaux du 21ème siècle) sont en passe de faire muter le capitalisme au détriment de cette conception pourtant libérale du droit de propriété.

En effet, depuis 2008 nous sommes entrés dans une décennie de folie financière pure (taux d’intérêts négatifs et politiques de quantitatif easing colossales) qui a fait de la démence politique et des illusions économiques les bases structurantes du nouveau système dans lequel nous vivons désormais. Certes ce paradigme économique promu par la doctrine monétariste de Milton Friedman est en place depuis les années 70 (accords de la Jamaïque officialisant l’instauration d’un système international de change flottant), mais depuis début 2020, cette ère inique et truquée de l’Argent/Dette connaît son paroxysme. Le coronavirus n’a fait que consacrer cet état de fait.

Depuis un peu moins d’une année, nos démocraties de marché sont en réalité officiellement sorties de la conception classique de la propriété que nous connaissons depuis plus deux siècles en Occident. En effet, la propriété pourtant considérée dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 comme l’un des quatre « droits naturels et imprescriptibles de l’Homme », ne semble plus vraiment être respectée par l’establishment et il est même très probable que ce droit soit totalement anéanti pour le plus grand nombre, dans les mois et semaines à venir.

Impossible me direz-vous ? Rien n’est moins sûr. Certains qui ont mal lu Proudhon et qui répètent sa caricaturale citation « La propriété c’est le vol » pourraient se réjouir de ces propos, mais néanmoins, l’anéantissement prochain du droit de propriété va exclusivement s’appliquer à la masse. Nous allons ainsi glisser progressivement vers une conception féodale de la propriété. Ce droit sera alors réservé à une caste.

Mais ne nous trompons pas, ces nouvelles féodalités financières ne sont pas un retour des grands féodaux médiévaux et elles ne s’inscrivent pas du tout dans les conceptions doctrinales de l’Église catholique, qui d’ailleurs en tant que véritable tradition française, avait toujours respecté la propriété, sans pour autant la sacraliser de manière excessive. Ainsi, le pape Léon XIII expliquait encore au début du XXème siècle : « Il est incontestable que, quand un homme s’engage dans un travail rémunérateur, la raison et la motivation qui le poussent à son travail est d’en obtenir la propriété et de la tenir par la suite comme son propre bien ». Et dans son encyclique Laborem exercem de 1981, le pontife Jean-Paul II rappelait que le droit de propriété devait être encadré sans pour autant être nié, tout en rappelant sa fonction dans la société : « La tradition chrétienne n’a jamais reconnu le droit à la propriété privée comme absolu ni intouchable. Au contraire, elle l’a toujours entendu dans le contexte plus vaste du droit commun de tous à utiliser les biens de la création entière. Le droit à la propriété privée est subordonné à celui de l’usage commun, à la destination universelle des biens ».

Cette position, qui est celle du monde latin depuis des siècles, ne semble même plus être partagée par le pape « New Age » François, qui depuis quelques mois, travaille de manière active, en partenariat avec Mme Lynn Forester De Rothschild, fondatrice du Council for Inclusive Capitalism, (Conseil pour le capitalisme inclusif) à faire comprendre à l’opinion publique mondiale qu’il est maintenant urgent d’instaurer un « système économique juste, digne de confiance et capable de relever les défis les plus profonds auxquels l’humanité est confrontée », sous-entendu : un système économique malthusien prenant en compte la terrible et frauduleuse question écologique.

Il est assez cocasse de voir le « successeur de Saint-Pierre » s’associer avec les PDG d’Allianz, de Bank of America, BP, Dupont, Estée Lauder, EY, The Ford Foundation, Mastercard, The Rockefeller Foundation, pour sauver le monde de la destruction… Car avant le modernisme et le monétarisme contemporain, comme nous l’avons vu, la conception latine du droit de propriété connaissait évidemment des limites de bon sens, contrairement à ce que consacre la vision viciée à l’anglo-saxonne (de ses partenaires) qui tend vers un droit de propriété absolu illusoire (et qui protège in fine la propriété des plus riches.), mais elle ne visait en aucun cas à une éradication programmée de ce droit pour la multitude. Car, par le plan d’asservissement du Grand Reset, il s’agit de sacraliser la propriété absolue d’un tout petit nombre d’individus face à l’anéantissement de la propriété pour la majorité. La crise Covidienne puis le Great Reset vont ainsi remettre en cause de manière radicale les visions classiques du droit de propriété.

Grande réinitialisation (great reset)

L’hyperclasse par le programme défendu par son porte-parole Klaus Schwab (dans son livre) et plus généralement le Forum économique de Davos depuis plusieurs mois, pose d’ailleurs clairement la question de la propriété absolue pour une petite caste et la question de la servitude pour la grande majorité d’entre nous. Et ils le savent depuis longtemps : s’attaquer à la propriété des peuples c’est en réalité en finir définitivement avec leur souveraineté. Les hypernomades veulent maintenant déraciner concrètement les masses de sédentaires encore trop grasses et riches, qui ne redistribuent pas encore assez les fruits de leur travail vers la caste des 1%.

En réalité, par la fin de la propriété pour le plus grand nombre, l’oligarchie veut tout simplement liquider ce qu’il nous reste de liberté, mais aussi nous déraciner définitivement (nous les peuples et nations) de nos terres. Ainsi, à l’heure où les fortunes des milliardaires explosent à travers le monde à l’occasion de la crise du Covid. La question de la conservation des richesses pour la majorité de la population va littéralement se poser dans quelques mois/semaines. Plus concrètement, par leur projet, nos élites semblent vouloir faire de nous des locataires dans la perspective de la future grande économie verte. Ce Green New Deal que nos dirigeants brandissent comme un étendard leur permettant de cacher leur abyssale incapacité politique ou dissimuler leur véritable mission (servir les intérêts de l’hyperclasse cosmopolite) va en effet leur permettre de faire muter nos systèmes politico-économiques… Entendons-nous bien et répétons-le, la fin de la propriété privée pour les Bezos, Gates, Zuckerberg and cie, n’est pas au programme. Ce qui est planifié c’est bien la fin de la propriété pour vous et moi (classe moyenne, classe populaire…). Dans ce grand jeu de Monopoly, il ne restera plus que de grands hôtels et croyez-moi, vous devrez payer pour avoir le droit d’y séjourner…

Illusion monétaire et misère

En effet, bien que les politiques monétaires soient très accommodantes depuis plusieurs années (2008 crise des subprimes) et que les taux d’intérêt soient nuls, voire négatifs, et qu’ils permettent à certains d’emprunter sur 25-27ans sans pour autant avoir des revenus et un travail solides, le piège va se refermer tout doucement sur ce qu’il reste de la classe moyenne française et de la classe active occidentale en général (petite classe moyenne, classes populaires productives). Ainsi, dans les mois de 2021-2022 qui viennent, à la crise sanitaire, va succéder la crise financière, une fois que le vaccin nous sera solidement imposé par nos gouvernements. Et cet effondrement financier (bien plus grave que les subprimes) va tout emporter sur son passage et il va avoir pour conséquence la plus grande crise de solvabilité de l’histoire.

Car qui dit Dette, dit Créanciers, mais aussi Débiteurs, et vous l’imaginez bien, à entendre le gouverneur de la Banque de France Villeroy de Galhau, il va bien falloir payer l’addition… Et ce n’est pas Monsieur Villeroy de Galhau avec ses 283 129 euros brut mensuels qui paiera les pots cassés : c’est vous ! Et là où certains se verront appliquer le principe du « Too Big too fail » d’autres (la très grande majorité) vont subir le « too small to save » c’est-à-dire trop petits pour être sauvés. Les « petits » et les « moyens » ne seront donc pas aidés et ils seront même achevés et rachetés à bas prix. En effet, lorsque les Prêts garantis par l’État (PGE) se termineront et que les Banques réclameront leur dû, la vague titanesque de liquidations et de faillites sera proche. L’objectif final étant (par la crise sanitaire et la vraie fausse pandémie actuelle) d’opérer et de finaliser la plus grande opération de rachat et de monopolisation des moyens de production de l’Histoire.

Même les Soviétiques du XXème siècle avec leurs sovkhozes-kolkhozes et leur chasse aux Koulaks (petits propriétaires indépendants) vont apparaitre comme des « petits joueurs » en comparaison de l’hyperclasse du XXIème siècle siégeant comme toujours à la City de Londres, et disposant de succursales à Wall Street ou encore Francfort… Ce que nous allons vivre (et que nous vivons déjà) est tout simplement la plus grande phase de destruction et spoliation de richesses de l’Histoire !

La location pour payer l’addition

Mais alors quel va être notre avenir proche ? En réalité il nous est déjà clairement annoncé si l’on s’intéresse aux publications du Forum économique mondial depuis quelques mois. En l’an 2030, l’establishment nous souhaite donc la bienvenue dans un monde où rien ne nous appartient. Ni voiture, ni maison, ni vêtements…

Depuis quelques années déjà, cette tendance a été enclenchée. Un simple exemple permet de justifier cet argument : le marché de l’automobile actuel. En effet, depuis la crise de 2008, le marché de l’automobile a progressivement muté pour se changer en une gigantesque boutique de location de voitures. Là ou avant on cherchait à vendre des véhicules, maintenant on cherche à les louer.

D’ailleurs, la location (le leasing) si elle peut paraître, au départ, attrayante pour certains d’un point de vue financier, revient en réalité à payer un prix plus élevé pour une simple location plutôt qu’un achat. Le seul et unique avantage étant simplement l’accès à un véhicule d’une gamme supérieure, c’est-à-dire un service. Mais vous le comprenez bien, cet avantage provient simplement du fait qu’on vous endette pour vous permettre de rouler dans la voiture de vos rêves…

D’après l’Association des Sociétés financières, « la part de la LOA dans le total des financements d’automobiles neuves est passée de 42% en 2013 à 73% en 2017 ». Et on estime aujourd’hui qu’il y a une explosion du nombre de véhicules acquis via le leasing auto, le secteur ayant explosé dans les deux dernières années. Mais cela n’a rien de surprenant, car dans un monde occidental qui a entamé sa phase de décroissance depuis la crise des subprimes de 2007-2008, nos élites intellectuelles et politiques nous préparent doucement un avenir débarrassé du « fardeau de la propriété », mais bien sûr uniquement pour les petits (les inutiles, les gens qui ne sont rien).

Agenda 2030 : tu ne possèderas rien et tu seras heureux

En effet, nos « savants » du Forum économique mondial ont déjà pensé la société de demain, le célèbre « Monde d’Après » post Covid est envisagé depuis quelques années déjà. Ainsi, l’auteure socialiste, Ida Auken, jeune dirigeante danoise et membre du Global Future Council on Cities and Urbanization du Forum économique mondial, a explicitement présenté sa vision du monde en 2030 :

« Je ne possède rien. Je ne possède pas de voiture. Je ne possède pas de maison. Je ne possède aucun appareil ni aucun vêtement. (…) Tout ce que vous considérez comme un produit est maintenant devenu un service. (…) Une par une, toutes ces choses sont devenues gratuites, donc cela n’a plus de sens pour nous de posséder beaucoup ». Également en 2016, la Directrice associée et rédactrice en chef de l’Agenda du Forum économique mondial, Ceri Parker, publiait elle aussi un article intitulé « 8 prévisions pour le Monde de 2030 » dans lequel elle écrivait : « Imaginer les sociétés de demain peut nous donner une nouvelle perspective sur les défis et les opportunités d’aujourd’hui ».

Ces expertes admettent néanmoins qu’il y aura une contrepartie à tout cela : le renoncement à la vie privée, puisque tous nos faits et gestes seront enregistrés. « Il faut espérer que personne ne l’utilisera contre nous », ose déclarer naïvement la jeune Madame Auken. Selon elle, les personnes qui ne pourront pas s’adapter à ce nouveau mode de vie partiront vivre à la campagne, où certaines formeront de petites communautés indépendantes. Son article fut alors repris un an plus tard sur le site Futurism, sous le titre : « Bienvenue en 2030. Je ne possède rien, je n’ai pas d’intimité et la vie n’a jamais été meilleure » (alors que les oligarques possèderont tout), titre qui connait une certaine célébrité dans les milieux de la réinformation.

Liquidation du patrimoine national

Évidemment pour faire accepter aux gens l’idée de ne plus rien posséder, il est plus simple de leur faire perdre ce qu’ils ont. Le consentement des populations ne figurant pas dans le programme de l’Hyperclasse, l’effondrement, la misère et le chaos contrôlé vont aider les peuples à accepter ce nouveau paradigme.

Ainsi, en France, le mouvement de liquidation de nos derniers fleurons industriels et notre patrimoine national va encore naturellement s’accentuer. Bien qu’étant très avancée, une nouvelle étape va être prochainement validée. Les Pechiney, Arcelor, Alcatel, Les Chantiers de l’Atlantique, Alstom (liquidation bien aidée par Macron) déjà bradés, vont avoir de nombreux successeurs. Et ce n’est pas les « demandes » de notre ministre de l’Économie Lemaire qui changeront grand-chose à cette triste réalité. Il n’est d’ailleurs pas insensé de dire que dans une courte période (2-3ans) le riche patrimoine français (notre patrimoine commun) va lui aussi être littéralement mis en vente.

Car la crise de solvabilité des ménages, des entreprises et de l’État va évidemment entrainer un énorme transfert d’actifs pour satisfaire la voracité des grands créanciers qui vont exiger d’être remboursés (au moins partiellement) avec de la richesse concrète (que l’on peut toucher et pas une énième reconnaissance de Dette). Et vous l’imaginez bien, nos créanciers vont s’empresser de racheter nos châteaux, nos forêts, nos monuments historiques, nos tableaux, œuvres d’art, notre mobilier national, etc. pour éponger les dettes françaises. Pour ce qui est du mobilier national, le Golem financier Macron (par l’intermédiaire de sa femme Brigitte) a déjà commencé à liquider, avec pour motif la crise du coronavirus (évidemment).

Nos forêts, comme l’eau désormais cotée à Wall Street, sont elles aussi devenues les proies du capitalisme transnational. Mais il n’y a pas qu’au sommet de l’État que l’on retrouve « les collaborateurs » des hypernomades. Depuis quatre décennies l’autorité et la souveraineté ayant été totalement démantelées, les différents échelons locaux regorgent aussi d’agents serviles prévaricateurs et corruptibles, qui vont s’empresser d’exécuter la basse besogne d’asservissement de leurs congénères.

Collectivités locales et nouveau système féodal

En effet, dans l’Agenda 2030 promu par le Forum économique mondial ce sont les collectivités locales qui doivent s’approprier le développement durable et qui vont servir de relais naturels pour achever nos vieilles nations.

Exprimé dans des termes plus simples, ce sont les nouveaux élus locaux (président de région, communautés de communes…) responsables de la gabegie des finances publiques due à la décentralisation lancée depuis les années quatre-vingts, qui vont être les garants du programme du Grand Reset à l’échelle locale. Mise en concurrence des territoires, corruption, incompétence, clientélisme, etc. les mois qui viennent ne vont pas manquer de nous offrir de nouveaux moments douloureux. Et c’est en toute logique que les politiques décentralisateurs qui nous ont déjà entrainés dans la spirale de la dette publique vont nous conduire dans cette nouvelle ère. Ainsi, les grandes servitudes financières vont s’appuyer concrètement sur leurs plus médiocres vassaux politiques (les Valérie Pécresse, Anne Hidalgo, Xavier Bertrand, Martine Aubry, en étant de parfaites illustrations) pour appliquer leur programme d’expropriation-spoliation et de décroissance verte appliquée aux plus modestes, et cela sur l’ensemble du territoire national. Pour illustrer cette thèse, deux arguments s’offrent à nous.

Le premier étant la communication orwellienne du comité 21 et la promotion de l’Agenda 2030 pour les collectivités, comme le stipule le guide : « L’Agenda 2030 est un outil complet et concret, composé de 17 Objectifs de développement durable, 169 cibles et 232 indicateurs de suivi, pour guider nos territoires dans des trajectoires durables, sans laisser personne de côté. Cet Agenda pour les « Partenariats, la Paix, la Prospérité, la Planète et les Peuples », est l’instrument indispensable aux collectivités territoriales pour lier leurs territoires aux engagements internationaux. Elles peuvent faire entendre leurs voix au Forum politique de haut niveau (instance de reporting annuel au niveau international où les collectivités territoriales ont toute leur place). Cette partie permet de mettre en perspective l’Agenda 2030, adopté à l’échelle internationale, avec l’échelon territorial, notamment en mettant en exergue les intérêts pour les collectivités de s’approprier un tel outil, mais aussi en décryptant la feuille de route nationale et en mettant en perspective Agenda 21 et Agenda 2030 ».

Le deuxième élément probant se trouve dans une expérience et un rapport parlementaire de 2019 d’un certain Jean-Luc Lagleze (membre de la majorité LREM à l’Assemblée) qu’il a remis au premier ministre de l’époque et à qui il recommande (toujours dans cette même logique de développement durable et d’urbanisation verte) de séparer le foncier du bâti dans les zones tendues des grandes métropoles. Pour faire simple, le projet Lagleze (élaboré en haut lieu) vise progressivement à nous exproprier de nos terres. Dans cette nouvelle perspective, le terrain resterait aux mains d’organismes « fonciers » publics, d’abord dans les grandes villes, puis ce principe finira par s’appliquer sur tout le territoire lorsque l’effondrement sera total. Ainsi, comme je l’ai indiqué en introduction, il s’agit là d’une remise en cause radicale de la conception du droit de propriété héritée de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789.

Et le Grand Reset qui arrive, va permettre très prochainement à plusieurs mesures d’être traduites dans la loi. Ainsi plusieurs mesures législatives, vont également renforcer le pouvoir des grands élus locaux (président de région et de communautés de communes : grands féodaux modernes) pour soi-disant limiter les prix du logement, mais en réalité il s’agira d’une attaque dirigée et ciblée contre le droit de propriété. Précisons-le quand même, les départements et communes structures territoriales traditionnelles vont progressivement se dissoudre dans ce nouveau découpage imposé par l’Euromondialisme. D’ailleurs on va y revenir, mais l’Hyperclasse qui souhaite instaurer la distinction entre la possession d’un terrain (foncier), qui serait publique, et celle du logement bâti sur ce terrain, laissée au propriétaire, ne souhaite que généraliser une pratique courante usitée outre-Manche. Des expériences ont même déjà été menées dans ce sens, notamment dans le Nord de la France et plus précisément dans l’agglomération Lilloise.

Ainsi, la soviétisation néo-libérale de notre pays est bien en marche, et la crise covidienne ne va faire qu’aggraver les choses. La question est de savoir comment vont-ils faire pour racheter les propriétés de la grande majorité des petits propriétaires ?

Fausse annulation des dettes contre droit de propriété

La crise de solvabilité future qui va entraîner une multitude de faillites permettra de légitimer encore une hausse de la fiscalité (augmentation des impôts), mais également une destruction des différentes protections (baisse où fin des pensions de retraites, abolition de la sécurité sociale, etc.). Les vieux devront payer et les malades aussi pour espérer guérir. Il n’est donc pas impossible que l’État annule les dettes privées, notamment les crédits immobiliers, en contrepartie de votre droit de propriété sur le foncier et d’un loyer pour occuper le bâti.

La réponse est donc simple : comme dans l’Antiquité, notre servitude se fera par le moyen de la dette. Car pour répondre à la plus grande vague de faillites et de chômage de masse de l’Histoire, en plus du revenu universel, l’hyperclasse va donc proposer un programme d’annulation des dettes (restructuration partielle) en échange de notre droit de propriété.

Bien sûr, avec la numérisation des devises, l’euro numérique et les autres CBC qui avancent, le contrôle sur les individus sera alors total. Et même si actuellement la BCE ne veut pas entendre parler d’annulation des dettes, car le timing n’est pas bon, l’effondrement financier mondial contrôlé amènera inévitablement les gouvernements chaperonnés par le Fonds monétaire international à proposer un allègement total de la dette.

Mais dans un premier temps ce seront les dettes personnelles (hypothèques, prêts des entreprises et particuliers) qui seront ciblées puisqu’elles pousseront les masses à accepter la servitude et a abandonner leur droit de propriété, pour tout simplement maintenir provisoirement l’illusion du statut quo actuel. Un véritable programme mondial de réinitialisation des dettes sera alors lancé à l’échelle internationale. Comme ce fut le cas avec les mesures sanitaires prises en conséquence du Coronavirus. L’année 2020 était bel et bien l’étape numéro un du programme.

Bien sûr, la question sous-jacente de l’annulation des dettes à savoir la question de la souveraineté monétaire ne sera pas posée. Évidemment face à cette remise à zéro des dettes, il faudra mettre en place des tractations internationales qui auront pour objectif de traiter également de l’épineuse question de la dédollarisation finale l’économie mondiale. Une monnaie mondiale déclinée en plusieurs monnaies numériques continentales pourrait alors voir le jour. Et il n’est pas exclu que dans un premier temps, bien que numérique(s), elle(s) soi(en)t adossée à l’or pour lancer ce nouveau système monétaire international (le phénix/DTS du FMI) et inaugurer la nouvelle phase du Nouvel Ordre mondial.

Dollar et dette
Bail emphytéotique et précédent britannique

Ainsi, la Dette va permettre à l’oligarchie transnationale de détruire notre droit de propriété. Mais le système de bail emphytéotique promu par le parlementaire Lagleze n’est pas vraiment une innovation récente. Bien au contraire, ce système existe depuis l’époque médiévale dans le monde anglo-saxon et plus précisément sur les terres britanniques. De nos jours, grâce à ce procédé, la moitié de l’Angleterre est détenue par moins de 1% de la population (évidemment les 1% les plus riches)

L’hyperclasse, fille des banquiers-marchands médiévaux, souhaite donc simplement généraliser ce paradigme d’oppression à l’ensemble de la planète. Ce qu’il se passe à Londres depuis des décennies va désormais être étendu chez nous. Ainsi, encore une fois par l’intermédiaire du prétexte écologique et par la dimension concrète de faillite et d’endettement, les hypernomades vont nous présenter l’artifice du bail emphytéotique comme une solution.

Comme nos voisins britanniques, et comme pour les voitures en leasing, nous aurons l’illusion de la propriété, mais concrètement nous aurons juste le droit de nous endetter et d’entretenir un immeuble qui se trouve sur une terre qui ne nous appartient pas. Pour celles et ceux qui ne perçoivent pas les inconvénients de ce système et qui se disent que c’est un moindre mal pour « sauver Gaïa », je les invite à se renseigner une seconde sur le destin tragique des paysans irlandais lors de l’incident dit « de Ballinglass ».

En effet, lors de la Grande Famine qui frappa l’Irlande entre 1845 et 1849, la majeure partie des terres en Irlande appartenait à de grands propriétaires anglais. Les paysans irlandais étaient des locataires, produisant des céréales, des pommes de terre et du bétail. Mais seules les pommes de terre restaient comme nourriture pour les paysans eux-mêmes, les autres produits servaient à payer le loyer et étaient exportés vers l’Angleterre. Ces exportations continuèrent même quand la récolte de pomme de terre de l’année 1845 fut désastreuse. Des paysans qui ne pouvaient pas payer le loyer dans cette situation furent ensuite expulsés de leurs maisons et de leurs fermes.

Puis, ce fut au tour de la totalité des 300 habitants du village de Ballinglass d’être expulsée. Ces derniers étaient pourtant relativement « riches » et pouvaient payer leur loyer. Mais ils furent malgré tout expulsés en une journée (13 mars 1846) parce que le propriétaire britannique voulait simplement établir une ferme de pâturage à l’emplacement du village, dans une logique de stratégie d’investissement. Les maisons de Ballinglass furent donc démolies par l’armée et la police. Le premier soir, leurs habitants dormirent dans les ruines, mais le lendemain, la police et l’armée revinrent pour les expulser définitivement. En résumé, la volonté du marché dans ce système prime sur la survie de centaines d’hommes et de femmes malgré leur capacité productive et leur travail concret…

Cette anecdote peut vous paraître anodine, mais en réalité elle symbolise parfaitement ce qui arrive lorsqu’une communauté d’individus n’est pas propriétaire de son logement et de sa source de revenus (moyens de production) à une grande échelle. Car ce qui est arrivé aux paysans irlandais au XIXème siècle va être imposé à l’ensemble des peuples du monde lorsque l’Agenda 2030 et le Grand Reset seront appliqués. Bien sûr, il y aura le vaccin, la surveillance de masse et les persécutions politiques qui s’ajouteront à cela, mais dites-vous bien que lorsqu’un peuple n’est plus propriétaire de sa terre, il n’est plus libre, il est esclave.

La liberté économique est bien souvent la condition sine qua non de la liberté politique. Les politiques (mi-soviétiques mi néo-libéraux) qui gèreront nos vies seront eux toujours dans les mains des financiers et ils appliqueront les programmes imposés par l’hyperclasse, à savoir l’asservissement total de la majorité par et pour une petite minorité.

Il y a plus de 2 000 ans à Rome, déjà les frères Gracques en payant de leur sang leur révolte face à l’oligarchie financière de leur temps, nous avaient pourtant mis en garde : « la possession de ses murs, de son foyer, (sont) la base de toutes sociétés saines. Et la cupidité d’une minorité, l’usure, la monopolisation des terres (font) que les lignes de partage de la terre qui définissent la propriété, elles (disparaissent) et les nations avec » (…) « Si bien que l’homme, le citoyen, finit par ne plus savoir où établir son foyer et qu’il devient, à la fin, l’esclave des puissances financières ».

Ainsi demain (en 2021) nous aurons le choix : défendre notre terre ou mourir en esclave.

Source : https://geopolitique-profonde.com/

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