INTERNATIONAL

CINQUIÈME VAGUE: UN AGENDA POLITIQUE

Le spectacle que jouent les dirigeants actuels avec la cinquième vague a quasiment comme unique objectif de faire valoir l’utilité de l’État et les capacités de ceux qui en ont la charge.

Par Olivier Maurice.

Aurons-nous une cinquième vague ? Un nouveau confinement ? La recrudescence de la circulation du virus, en France et dans les pays européens fait craindre cette éventualité. Tout du moins, la question fait le tour des médias qui ont bien évidemment posé la question.

Avec sa clairvoyance et son expertise mondialement reconnues en prévision épidémiologique, le gouvernement français, par la voix de son porte-parole Gabriel Attal, est donc venu nous apporter ses lumières :

On commence ainsi par un « Il y a un très léger rebond, mais pour l’instant, on ne peut pas parler de cinquième vague », pour suivre par un « nous traversons chaque vague mieux que les précédentes », signifiant par là que nous pourrions être en train de voir se dessiner une cinquième vague. Nous en sommes maintenant à « rien n’est à exclure, y compris un reconfinement, pour gérer la cinquième vague », affirmant par là même que non seulement il fallait parler de cinquième vague, mais également de confinement.

Tout le monde a bien compris la suite logique et quelle sera la prochaine étape. Dont acte, la question suivante consiste à tenter de savoir si ce confinement éventuel serait total ou partiel et ne concernerait que les non-vaccinés, à l’instar de ce qui se passe en Autriche.

IL FAIT CHAUD EN ÉTÉ, FROID EN HIVER

De façon plus pragmatique, voici maintenant bientôt deux années que nous vivons dans ce régime d’exception à motif sanitaire. Nous devrions donc avoir un minimum de recul sur ces fameuses vagues.

De façon générale, dans tous les pays d’Europe, il y a eu un claire période d’accalmie de l’épidémie en termes de nombre de cas, d’hospitalisations et de décès pendant les deux périodes précédentes de printemps et d’été, en 2020 et 2021.

Devons-nous craindre une cinquième vague avec l’arrivée de l’hiver ? La question ne serait-elle pas plutôt : l’accalmie des beaux jours est-elle finie ?

Il fait froid en hiver et il fait meilleur en été. La belle histoire ! Nous risquons davantage une infection respiratoire en hiver, les rhumes, pneumonies, angines, grippes et autres bronchiolites étant clairement des maladies saisonnières. Les gros soucis de santé frappent bien plus les personnes fragiles en hiver.

Qu’est-ce qui pourrait nous faire penser que le Covid-19, qui est une infection respiratoire frappant avec une écrasante priorité les personnes fragiles ne réapparaîtrait pas en période hivernale ?

Rien. Et pourtant on continue à poser la question.

Rien, surtout que nous savons maintenant depuis juillet que les vaccins ne protègent pas de façon totale ou quasi-totale, comme c’est le cas pour ceux qui remplissent nos carnets de vaccination.

GESTION DES RISQUES ET ASSURANCE

Comme dans la blague du bûcheron canadien qui, voulant savoir s’il aura assez de bois pour l’hiver demande au chef indien voisin comment celui-ci sait que l’hiver sera extrêmement froid, se voit rétorquer « quand l’homme blanc coupe beaucoup de bois, l’hiver sera très froid », on commence vraiment à se demander qui entre les politiques et les médias décide de l’importance des enjeux de santé publique et des mesures à mettre en œuvre.

La vérité est sans doute toute simple : ni le bûcheron, ni le chef indien, ni le gouvernement, ni les médias ne savent s’il y aura une cinquième vague. La seule chose que l’on peut dire, c’est que si l’hiver est froid, nous aurons besoin de plus de bois pour nous chauffer ; et inversement.

En économie, dans le commerce, dans l’industrie, dans la science, dans la finance, dans l’assurance… bref dans tous les domaines un tant soit peu sérieux où les faits aléatoires entraînent des conséquences, on appelle cela un risque.

En politique française, et plus particulièrement dans le domaine de la santé, pour lequel le pays consacre quand même un budget démentiel pour le risque sanitaire via l’Assurance maladie, ce sujet se décide lors des conférences de presse et des échanges entre les journalistes et le porte-parole du gouvernement.

COMPLOT OU BÊTISE

Devant l’irrationalité et les atermoiements observés depuis maintenant presque deux années, nous avons été sans aucun doute très nombreux à nous poser la question : « mais qu’est-ce que tout cela signifie ? »

Est-ce un complot mondial ? Une dérive vers un plan de domination sur la population ? Une panique totale liée à une bonne dose d’incompétence et d’amateurisme ? Ou encore un quoi qu’il en coûte devant être compris dans le sens d’un sauve qui peut : faites ce qu’il faut faire, quoi qu’il en coûte, mais par pitié sortez nous de cette situation ?

Depuis deux ans, on observe quand même un très étonnant dialogue entre les médias et les autorités. Le plus étourdissant est que c’est bien ce dialogue qui semble décider de la politique sanitaire, comme si le gouvernement et le président de la République étaient bien plus intéressés par les questions posées par les médias que par les commentaires des parlementaires ou même par les multiples défilés et autres manifestations.

Voulant à tout prix éviter de donner une image d’impuissance, ceux-ci se sont figés dans une posture de surenchère systématique.

AUTORITÉ ET AUTORITARISME

Ainsi la question « Est-ce que la France envisage un confinement des non-vaccinés, comme en Autriche ? » a reçu une réponse à une autre question qui n’était pas posée et qui pourrait se résumer ainsi : « Les dirigeant français auront-ils le courage de s’imposer face à la rue et à la contestation, jusqu’à imposer des mesures aussi liberticides et contraires aux droits comme le confinement des non-vaccinés, voire avec encore plus d’autorité et de démonstration de pouvoir, en allant jusqu’à un reconfinement total de la population ? »

Cela expliquerait la déclaration de Gabriel Attal : « rien n’est à exclure, y compris un reconfinement, pour gérer la cinquième vague. »

Franchement, le citoyen français n’en a absolument rien à faire du confinement sélectif autrichien : soit il est vacciné, et ça ne le regarde pas, soit il est non vacciné et il est en quelque sorte déjà confiné.

Mais le confinement des personnes non-vaccinées ou de l’ensemble de la population ne s’adresse ni aux vaccinés, ni aux non-vaccinés : c’est un message destiné à ceux qui sont viscéralement persuadés de l’impérative nécessité d’agir et qui scrutent compulsivement tout signe qui pourrait les rassurer.

« On ne peut pas rester ainsi à regarder ! Il faut faire quelque chose. »

Gouvernement et médias se sont jetés sur cette question comme des fauves affamés sur une proie.

Quelle magnifique opportunité pour les uns de pouvoir démontrer leur capacité à agir, et pour les autres de pouvoir montrer qu’ils ont joué leur rôle de transmission démocratique, en poussant constamment le gouvernement à agir !

Cet agenda n’est pas sanitaire. Il est totalement politique.

ESCALADE, SURENCHÈRE ET MANŒUVRES D’ÉVITEMENT

Et cet agenda n’a d’ailleurs quasiment pas changé depuis deux ans, il est constitué d’une succession d’escalades et de surenchères avec un discours identique : obliger, interdire, obliger, interdire…

  • Le masque inutile et interdit de vente est devenu obligatoire.
  • Les tests inexistants sont devenus obligatoires, puis payants pour pousser à la vaccination, laquelle quasiment introuvable et corsetée dans un maquis administratif pendant plusieurs mois est elle aussi devenue quasiment obligatoire.
  • Les déplacements et activités « non essentiels » ont été interdits, puis eux aussi conditionnés à l’objectif de vaccination.

Et ainsi de suite. Aucune de ces actions n’a de sens sanitaire : tous les arguments avancés pour justifier ces décisions se sont d’ailleurs effondrés les uns après les autres au fil du temps.

Mais qu’importe : « il fallait bien faire quelques chose ! »

Pour savoir s’il y aura ou non un nouveau confinement il faudra attendre l’épisode de milieu de saison pour avoir la réponse à cette interrogation. Mais s’agit-il vraiment d’une question ? Qu’est-ce qui empêcherait le gouvernement de remettre tout ou partie de la population en résidence auto-surveillée ?

JUSTIFIER SON EXISTENCE

Le spectacle que jouent les dirigeants actuels, ceux de ce pays comme ceux de nombreux pays occidentaux d’ailleurs, n’a aucunement pour but principal de protéger la population d’un péril très largement surestimé, ni pour protéger une capacité médicale très largement sous-estimée : il a quasiment comme unique objectif de faire valoir l’utilité de l’État et les capacités de ceux qui en ont la charge.

Car la réalité est bien là : l’État ne sert plus à rien. On pourrait s’étendre sur le sujet, mais au sens strict, au sens régalien, il représente à peine 10 % de ce qu’il est, tout le reste n’est que couches et surcouches idéologiques et monopoles corporatistes : santé, éducation, logement, transport, culture… rien que les technologies modernes ou la transversalité entre les individus ne remettent totalement en question.

Pensez tout de même qu’il faut trois ans pour obtenir un CAP de boulangerie dûment estampillé, pour avoir enfin l’ultime privilège d’officiellement ouvrir une boulangerie et passer les prochaines années de sa vie à se saigner à blanc, à passer des nuits blanches à la veille de chaque échéance de loyer, de prélèvement d’électricité et surtout de collecte de TVA et de charges sociales… alors que l’on trouve plusieurs milliers de vidéos, de tutoriels, de groupes d’échanges, de forums sur Internet pour faire son pain soi-même…

Et si l’État ne sert à rien, les médias centrés sur la vie politique perdent quant à eux, tout intérêt.

Il faut donc bien que tous les deux s’inventent des victoires, ou à défaut de victoires, qu’ils s’inventent des combats.

Mais c’est un jeu très dangereux auquel éditorialistes et élus se livrent, au fur et à mesure que la population découvre inconsciemment le constat fait par Thomas Sowell :

Il est difficile d’imaginer une façon plus stupide ou plus dangereuse de prendre des décisions qu’en laissant les décisions entre les mains de gens qui ne paient jamais les conséquences de leurs erreurs.

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