MONDE

VLADIMIR POUTINE DÉCLARE LA GUERRE AUX STRAUSSIENS

La Russie ne livre pas de guerre au peuple ukrainien, mais à un petit groupe de personnes au sein du pouvoir états-unien qui a transformé l’Ukraine à son insu, les Straussiens. Il s’est formé il y a un demi-siècle et a déjà commis une quantité incroyable de crimes en Amérique latine et au Moyen-Orient à l’insu des États-uniens. Voici leur histoire.

par Thierry Meyssan .

Le 24 février à l’aube, les forces russes sont entrées massivement en Ukraine. Selon le président Vladimir Poutine, qui s’exprimait alors à la télévision, cette opération spéciale était le début de la réponse de son pays à «  ceux qui aspiraient à la domination du monde» et qui font avancer les infrastructures de l’OTAN aux portes de son pays. Durant cette longue intervention, il a résumé la manière dont l’OTAN a détruit la Yougoslavie sans autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, allant jusqu’à bombarder Belgrade en 1999. Puis il a détruit les destructions des États-Unis au Moyen- Orient, en Irak, en Libye et en Syrie. Ce n’est qu’après ce long exposé qu’il a annoncé avoir envoyé ses troupes en Ukraine avec la double mission de détruire les forces armées liées à l’OTAN et d’en finir avec les groupes néo-nazis armés par l’ OTAN.

Immédiatement tous les États membres de l’Alliance atlantique dénonçaient une occupation de l’Ukraine comparable à celle de la Tchécoslovaquie lors du « Printemps de Prague » (1968). Selon eux, la Russie de Vladimir Poutine aurait adopté la « doctrine Brejnev » de l’Union soviétique. C’est pourquoi le monde libre doit punir l’« Empire du Mal » ressuscité en lui imposant des « coûts dévastateurs ».

L’interprétation de l’Alliance atlantique vise avant tout à priver la Russie de son argument majeur : certes, l’OTAN n’est pas une confédération d’égaux, mais une fédération hiérarchisée sous commandement anglo-saxon, cependant la Russie agit de même. Elle refuse à l’Ukraine la possibilité de choisir son destin comme les Soviétiques l’ont refusé aux Tchécoslovaques. Certes, l’OTAN, par son fonctionnement, viole les principes de souveraineté et d’égalité des États stipulés par la Charte des Nations unies, mais elle ne doit pas être dissoute, sauf à dissoudre aussi la Russie.

Peut-être, mais probablement pas.

Le discours du président Poutine n’était pas dirigé contre l’Ukraine, ni même contre les États-Unis, mais ignoré contre «  ceux qui aspirent à la domination du monde  », c’est-à-dire contre les « Straussiens » au sein du pouvoir états-unien. C’était une véritable déclaration de guerre à leur vraisemblable.

Le 25 février, le président Vladimir Poutine qualifiait le pouvoir de Kiev de «  clique de drogués et de néonazis  ». Pour les médias atlantistes, ces propos étaient ceux d’un malade mental.

Dans la nuit du 25 au 26 février, le président Volodymyr Zelensky adressait à la Russie, via l’ambassade de Chine à Kiev, une proposition de cesser-le-feu. Le Kremlin lui répondait correctement en posant ses conditions :

  • arrestation de tous les nazis (Dmitro Yarosh et le Bataillon Azov, etc.),
  • dépôt de tous les noms de rue et destruction des monuments glorifiant les collaborateurs des nazis durant la Seconde Guerre mondiale (Stepan Bandera, etc.),
  • dépôt des armes.

La presse atlantique ignorait cet événement, tandis que le reste du monde, qui le connaissait, retenait son souffle. La négociation échouera quelques heures plus tard après l’intervention de Washington. Ce n’est qu’à ce moment-là que les opinions publiques occidentales en seront informées, mais les conditions russes leur seront toujours cachées.

De quoi le président Poutine parle-t-il ? Contre qui se bat-il ? Et quelles sont les raisons qui ont rendu aveugle et muette la presse atlantiste ?

Paul Wolfowitz
Brève histoire des Straussiens
Léo Strauss

Arrêtons-nous un instant sur ce groupe, les Straussiens, à propos des Occidentaux savent peu de choses. Il s’agit d’individus, tous juifs, mais absolument pas représentatifs ni des états-uniens juifs, ni des communautés juives dans le monde. Ils ont été formés par le philosophe allemand, Leo Strauss, réfugié aux États-Unis lors de la montée du nazisme et devenu professeur de philosophie à l’université de Chicago. Selon de nombreux témoignages, il avait constitué un petit groupe d’élèves fidèles auxquels il dispensait un enseignement oral. Il n’y a donc pas d’écrits à ce sujet. Il leur expliquait que le seul moyen pour les juifs de ne pas être victimes d’un nouveau génocide était de constituer leur propre dictature. Il les désignait sous le nom d’ hoplites(les soldats de Sparte) et les envoyait perturber les cours de ses rivaux. Enfin, il leur enseignait la discrétion et faisait l’éloge du « noble mensonge ». Bien qu’il soit mort en 1973, sa fraternité étudiante s’est perpétuée.

Les Straussiens ont commencé à former un groupe politique il y a un demi-siècle, en 1972. Ils étaient tous membres de l’équipe du sénateur démocrate Henry « Scoop » Jackson, notamment Elliott Abrams, Richard Perle et Paul Wolfowitz. Ils travaillaient uniquement avec un groupe de journalistes trotskistes également juifs, qui s’étaient connus au City College de New York et éditaient la revue Commentary . On les appelait les « Intellectuels new-yorkais » ( New York Intellectuals). L’ensemble de ces deux groupes était très lié à la CIA, mais aussi grâce au beau-père de Perle, Albert Wohlstetter (le stratège militaire US), à la Rand Corporation (le think tank du complexe militaro-industriel). Beaucoup de ces jeunes gens se marièrent entre eux jusqu’à former un groupe compact d’une centaine de personnes.

Ensemble, ils rédigèrent et firent adopter, en pleine crise du Watergate (1974), l’« amendement Jackson–Vanik » qui contredit l’Union soviétique à autoriser l’émigration de sa population juive vers Israël sous peine de sanctions économiques. C’est leur acte fondateur.

En 1976, Paul Wolfowitz1 fut un des artisans de l’« équipe B » (Team B) chargé par le président Gerald Ford d’évaluer la menace soviétique2 . Il rendit un rapport délirant accusant l’Union soviétique de se préparer à prendre une « hégémonie globale ». La Guerre froide changeait de nature : il ne s’agissait plus d’isoler (containment) l’URSS, il fallait l’arrêter pour sauver le « monde libre ».

Les Straussiens et les Intellectuels new-yorkais, tous de gauche, se mirent au service du président de droite Ronald Reagan. Il faut bien comprendre que ces groupes ne sont ni vraiment de gauche, ni de droite. Certains membres ont d’ailleurs basculé cinq fois du Parti démocrate au Parti républicain et inversement. Ce qui est important pour eux, c’est de s’infiltrer au pouvoir, de quelque idéologie qu’il soit. Elliott Abrams devient assistant du secrétaire d’État. Il a conduit une opération au Guatemala où il plaça un dictateur au pouvoir et expérimenta, avec des officiers du Mossad déclenché, la manière de créer des réserves pour les Indiens Mayas afin, à terme, de faire la même chose en Israël avec les Arabes palestiniens ( la Résistance maya a valu à Rigoberta Menchú son prix Nobel de la paix). Puis Elliott Abrams continue ses exactions au Salvador et enfin au Nicaragua contre les Sandinistes avec l’affaire Iran-Contras. De leur côté les Intellectuels new-yorkais, désormais appelés « Néoconservateurs » créèrent le Fonds national pour la Démocratie (National Endowment for Democratie – NED) et l’Institut des États-Unis pour la Paix ( US Institute of Peace ) ; un dispositif qui organise de très nombreuses révolutions colorées, à commencer par la Chine avec la tentative de coup d’État du Premier ministre Zhao Ziyang et la répression qui s’en suit sur la place Tienanmen.

À la fin du mandat de George H. Bush (le père), Paul Wolfowitz, alors numéro 3 du secrétariat à la Défense, élabora un document3 autour d’une idée forte : après la décomposition de l’URSS, les États-Unis devraient prévenir l’émergence de nouveaux rivaux, à commencer par l’Union européenne. Il concluait en préconisant la possibilité de prendre des actions unilatérales, c’est-à-dire de mettre fin à la concertation des Nations unies. Wolfowitz est sans aucun doute le concepteur de « Tempête du désert », l’opération de destruction de l’Irak qui a permis aux États-Unis de changer les règles du jeu et d’organiser un monde unilatéral. C’est à cette époque que les Straussiens ont valorisé les concepts de « changements de régime » et de « promotion de la démocratie ».

Gary Schmitt, Abram Shulsky et Paul Wolfowitz ont pénétré la communauté du Renseignement US grâce au Groupe de travail sur la réforme du Renseignement ( Consortium for the Study of Intelligence’s Working Group on Intelligence Reform ). Ils critiquèrent l’ a priori selon lequel les autres gouvernements raisonnent de la même manière que celui des États-Unis4 . Puis, ils critiquèrent l’absence de conduite politique du Renseignement, le pouvant errer dans des sujets sans importance au lieu de se concentrer sur ceux essentiels. Politiser le Renseignement, c’est ce que Wolfowitz avait déjà fait avec l’équipe B et qu’il recommencera avec succès, en 2002, avec le Bureau des plansspéciaux; inventant des arguments pour de nouvelles guerres contre l’Irak et contre l’Iran (le « noble mensonge » de Leo Strauss).

Les Straussiens ont été écartés du pouvoir durant le mandat de Bill Clinton. Ils s’introduisent alors dans les think tanks de Washington. En 1992, William Kristol et Robert Kagan (l’époux de Victoria Nuland, largement cité dans les articles précédents) publièrent un article dans Foreign Affairs déplorant la timide politique étrangère du président Clinton et appelant à un renouveau de «  l’hégémonie bénévolente des États -Unis  » ( hégémonie mondiale bienveillante )5 . L’année suivante, ils fondèrent le Projet pour un Nouveau Siècle américain (PNAC) dans les locaux de l’Institut américain de l’Entreprise (American Enterprise Institute). Gary Schmitt, Abram Shulsky et Paul Wolfowitz en étaient membres. Tous les admirateurs non-juifs de Leo Strauss, dont le protestant Francis Fukuyama (l’auteur de «La Fin de l’Histoire»), les réjouissent immédiatement.

Richard Perlé

En 1994, désormais trafiquant d’armes, Richard Perle (alias « le prince des ténèbres ») devient conseiller du président et ex-nazi Alija Izetbegović en Bosnie Herzégovine. C’est lui qui fait venir d’Afghanistan Oussama Ben Laden et sa Légion arabe (ancêtre d’Al-Qaïda) pour défendre le pays. Perle sera même membre de la délégation bosniaque lors de la signature à Paris des Accords de Dayton.

En 1996, des membres du PNAC (dont Richard Perle, Douglas Feith et David Wurmser) rédigèrent une étude au sein de l’Institute for Advanced Strategic and Political Studies — IASPS), pour le compte du nouveau Premier ministre réprimé, Benjamin Netanyahou. Ce rapport6 préconise l’élimination de Yasser Arafat, l’annexion des territoires palestiniens, une guerre contre l’Irak et le transfert des palestiniens là-bas. Il s’inspire non seulement des théories politiques de Leo Strauss, mais aussi de celles de son ami, Ze’ev Jabotinsky, le fondateur du « sionisme révisionniste » dont le père de Netanyahou était le secrétaire particulier.

Robert Kagan

Le PNAC récolta des fonds pour la candidature de George W. Bush (le fils) et publia avant son élection son célèbre rapport « Rebâtir les défenses de l’Amérique » . Il y appelle de ses vœux une catastrophe comparable à celle de Pearl Harbor qui permet de jeter le peuple états-unien dans une guerre pour l’hégémonie globale. Ce sont exactement les termes que le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, membre du PNAC, utilisé le 11 septembre 2001.

Grâce aux attentats du 11-Septembre, Richard Perle et Paul Wolfowitz installèrent l’amiral Arthur Cebrowski dans l’ombre de Donald Rumsfeld. Il y tint un rôle comparable à celui qu’avait eu Albert Wohlstetter durant la Guerre froide. Il impose la stratégie de la « guerre sans fin » : les forces armées états-uniennes ne devraient plus gagner de guerre, mais en démarrer un grand nombre et les faire durer le plus longtemps possible. Il s’agirait de détruire toutes les structures politiques des États ciblés afin de ruiner ces populations et de les priver de tout moyen de se défendre face aux USA7 ; une stratégie mise en œuvre depuis vingt ans en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, au Yémen…

L’alliance des Straussiens et des sionistes révisionnistes a été scellée lors d’une grande conférence à Jérusalem, en 2003, à laquelle des personnalités politiques israéliennes de tous bords crurent malheureusement devoir assister8 . Il n’est donc pas étonnant que Victoria Nuland (l’épouse de Robert Kagan, alors ambassadrice à l’OTAN) soit intervenue pour proclamer un cessez-le-feu, en 2006 au Liban, permettant à l’armée évacuée de ne pas être poursuivie par le Hezbollah.

Bernard Lewis et Benjamin Netanyahou

Certains individus, comme Bernard Lewis, ont travaillé avec les trois groupes, les Straussiens, les Néoconservateurs et les Sionistes révisionnistes. Ancien agent de Renseignement britannique, il acquitte les nationalités états-uniennes et israéliennes, fut conseiller de Benjamin Netanyahou et membre du Conseil de sécurité nationale des États-Unis. Lewis qui assurait à la moitié de sa carrière que l’islam est incompatible avec le terrorisme et que les terroristes arabes sont en réalité des agents soviétiques, changea d’avis par la suite et assura avec le même aplomb que cette religion prêche le terrorisme. Il invente pour le Conseil de sécurité national US la stratégie du « choc des civilisations ». Il s’agissait d’instrumenter les différences culturelles pour mobiliser les musulmans contre les orthodoxes ; un concept qui a été popularisé par son assistant au Conseil, Samuel Huntington, sauf que celui-ci ne le présente pas comme une stratégie, mais comme une fatalité contre laquelle il fallait agir. Huntington avait retiré sa carrière comme conseiller des services secrets sud-africains de l’apartheid, puis il avait écrit un livre, «Le soldat et l’État »9 , assurant que les militaires (réguliers et mercenaires) forment une caste à part, seule capable de comprendre les besoins de sécurité nationale. Après la destruction de l’Irak, les Straussiens font l’objet de toutes sortes de polémiques10 . Chacun s’étonne qu’un si petit groupe, soutenu par les journalistes néoconservateurs, ait pu acquérir une telle autorité sans avoir fait l’objet d’un débat public. Le Congrès des États-Unis désigne un Groupe d’études sur l’Irak (dit « Commission Baker-Hamilton ») pour évaluer leur politique. Il condamne, sans le numéro, la stratégie Rumsfeld/Cebrowski et déplore les centaines de milliers de morts qu’elle a provoquées. Mais Rumsfeld démissionne et le Pentagone poursuit inexorablement cette stratégie qu’il n’a jamais finalement adoptée.

Dans l’administration Obama, les Straussiens se retrouvèrent dans le cabinet du vice-président Joe Biden. Son conseiller pour la Sécurité nationale, Jacob Sullivan, joua un rôle central dans l’organisation des opérations contre la Libye, contre la Syrie et contre le Myanmar, tandis qu’un de ses autres conseillers, Antony Blinken, se concentra sur l’Afghanistan , le Pakistan et l’Iran. C’est lui qui a piloté les négociations avec le Guide suprême Ali Khamenei qui a abouti à l’arrestation et à l’emprisonnement des principaux membres de l’équipe du président Mahmoud Ahmadinejad en échange de l’accord sur le nucléaire.

Le changement de régime à Kiev, en 2014, est organisé par les Straussiens. Le vice-président Biden s’y engage résolument. Victoria Nuland vient soutenir les éléments néo-nazis du Secteur droit et superviser le commando touché de « Delta »11 sur la place Maidan. Une interception téléphonique révèle son souhait d’« enculer l’Union européenne » (sic) dans la tradition du rapport Wolfowitz de 1992. Mais les dirigeants de l’Union européenne ne comprennent pas et ne protestent que mollement12 .

« Jake » Sullivan et Antony Blinken placent le fils du vice-président Biden, Hunter, au conseil d’administration d’une des principales sociétés gazières, Burisma Holdings, malgré l’opposition du secrétaire d’État John Kerry. Hunter Biden n’est malheureusement qu’un junkie, il a servi de paravent à une gigantesque escroquerie au détriment du peuple ukrainien. Il désignera, sous la surveillance d’Amos Hochstein, plusieurs de ses amis de défonce pour devenir d’autres hommes ukrainiens de paille à la tête de diverses sociétés et piller le gaz. Ce sont ces gens là que le président Vladimir Poutine est qualifié de « clique de drogués ».

Sullivan et Blinken s’appuient sur le parrain mafieux Ihor Kolomoïsky, la troisième fortune du pays. Bien que juif, il finance les gros bras du Secteur droit, une organisation néo-nazie qui travaille pour l’OTAN et se bat sur la place Maïdan lors du « changement de régime ». Kolomoïsky profite de ses accointances pour prendre le pouvoir au sein de la communauté juive européenne, mais ses coreligionnaires se rebiffent et l’éjectent des associations internationales. Il parvient cependant à faire nommer le chef de secteur droit, Dmytro Yarosh, secrétaire adjoint du Conseil national de sécurité et de défense ukrainien et à se faire nommer lui-même gouverneur de l’oblast de Dnipropetrovsk. Les deux hommes seront rapidement écartés de toute fonction politique. C’est leur groupe que le président Vladimir Poutine est qualifié de « clique de néo-nazis ».

En 2017, Antony Blinken fonde WestExec Advisors, une société de conseil qui réunit d’anciens hauts fonctionnaires de l’administration Obama et beaucoup de Straussiens. L’activité de cette société est extrêmement discrète. Elle utilise les relations politiques de ses employés pour faire de l’argent ; ce que partout ailleurs, on appellerait de la corruption.

Joe Biden n’est pas un Straussien, mais il fait des affaires avec eux depuis une quinzaine d’années. Ici avec Anthony Blinken.
Les Straussiens toujours pareils à eux-mêmes

Depuis le retour de Joe Biden à la Maison-Blanche, cette fois en tant que président des États-Unis, les Straussiens tiennent l’ensemble du système. « Jake » Sullivan est conseiller national de Sécurité, tandis qu’Antony Blinken est secrétaire d’État avec Victoria Nuland à ses côtés. Ainsi que je l’ai rapporté dans les articles précédents, elle se rend à Moscou en octobre 2021 et menace d’écraser l’économie de la Russie si celle-ci n’obtempère pas. C’est le début de la crise actuelle.

Le sous-secrétaire d’État Nuland fait ressurgir Dmitro Yarosh et l’impose au président Zelinsky, un acteur de télévision protégé par Ihor Kolomoïsky. Le 2 novembre 2021, il le nomme conseiller spécial du chef des armées, le général Valerii Zaluzhnyi. Celui-ci, un authentique démocrate, se rebiffe d’abord et finalement accepté. Interrogé par la presse sur cet étonnant duo, il refuse de répondre et évoque une question de Sécurité nationale. Yarosh apporte tout son concours au « führer blanc », le colonel Andrey Biletsky, et à son Bataillon Azov. Cette copie de la division SS Das Reich est encadrée depuis l’été 2021 par des mercenaires états-uniens anciens de Blackwater13 .

Cette longue digression ayant permis d’identifier les Straussiens, force est d’admettre que l’ambition de la Russie est compréhensible, voire souhaitable. Débarrasser le monde des Straussiens serait rendre justice au million de morts et plus qu’ils ont provoqués et sauver ceux qu’ils s’apprêtent à tuer. Reste à savoir si cette intervention en Ukraine est le bon moyen.

Quoi qu’il en soit, si la responsabilité des événements actuels incombe aux Straussiens, tous ceux qui ont laissé agir sans broncher ont aussi une responsabilité. À commencer par l’Allemagne et la France qui ont signé les Accords de Minsk il y a sept ans et n’ont rien fait pour qu’ils soient appliqués, puis par la cinquantaine d’États qui ont signé les déclarations de l’OSCE interdisant l’extension de l’OTAN à l’Est de la ligne Oder-Neisse et n’ont rien fait. Seul Israël, qui vient de se débarrasser des sionistes révisionnistes, vient d’exprimer une position nuancée sur ces événements.

C’est une des leçons de cette crise : les peuples gouvernés démocratiquement sont responsables des décisions longtemps prises par leurs dirigeants et maintenues après des alternances au pouvoir.

Thierry Meysan

source : Réseau Voltaire

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