MONDE

LA CRÉATION DE LA VILLE DE KIEV ET L’INFLUENCE DE L’ANCIEN EMPIRE KHAZAR SUR LA POLITIQUE INTERNATIONALE MODERNE

par Aline de Diéguez.

  1. Les juifs découvrent une masse de co-religionnaires
  2. Petite bibliographie personnelle
  3. Un nouveau royaume
  4. Les Khazars débarquent dans l’histoire
  5. Vrais Juifs, faux Juifs
1- Les juifs découvrent une masse de co-religionnaires

Depuis la destruction par les troupes de Titus fils de l’empereur Vespasien, du temple construit par Hérode, Jahvé s’était installé dans l’exil. Dieu local d’un lopin de terre plutôt aride du bassin oriental de la Méditerranée, il était devenu une divinité itinérante, qui a pérégriné durant des siècles dans le monde entier au gré des déplacements de ses fidèles avant de retrouver un point de chute…

Or, ses fidèles avaient depuis toujours la bougeotte. Tout en le refusant et en le combattant de toutes ses forces, Jahvé avait collé aux talons du Dieu Jésus. Malgré l’inimitié réciproque que les partisans des deux divinités se manifestaient, ses fidèles s’étaient immédiatement installés dans les régions progressivement converties au nouveau Dieu trinitaire. C’est ainsi qu’à la fin du premier millénaire, et alors que le Dieu Jésus régnait en maître sur toute l’Europe occidentale – Jahvé ne l’avait précédé qu’en Espagne – ses fidèles s’étaient attachés aux pas des chrétiens et on en trouvait des petits groupes tout autour du bassin de la Méditerranée puis dans les pas du christianisme en France, en Allemagne et jusqu’en Europe centrale.

C’est là que s’était produit l’évènement extraordinaire qui permit au judaïsme de gonfler brusquement sa population, et donc de survivre jusqu’à nos jours en tant que groupe humain spécifique.

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En effet, loin de s’épuiser au fur et à mesure qu’il s’éloignait de son camp de base judéen et qu’il expédiait tous azimuts des petits groupes d’éclaireurs, Jahvé avait offert à ses fidèles éberlués la surprise et le cadeau sans prix de découvrir que, dans les plaines orientales de l’Europe et jusqu’aux confins de l’Asie, vivait une immense population de co-religionnaires dont personne ni en Orient, ni en Occident n’avait entendu parler.

2- Petite bibliographie personnelle

Que sait-on exactement aujourd’hui de cette population ?

Pas grand-chose de précis. L’ouvrage le plus récent à son sujet, « Découverte de la Khazarie », est celui de Damir Soloviov successeur du grand anthropologue russe, Lev Goumiliev (1912-1992), spécialiste des peuples steppiques et chercheur principal au Musée-Réserve d’Astrakhan. Il précise et confirme les études précédentes.

L’ouvrage le plus connu est celui de Kevin Alan Brook : « The Jews of Khazaria », publié en 1999 – une seconde édition remaniée et complétée a paru en 2006. Cet ouvrage est une somme qui a longtemps constitué avec celui de Douglas M. Dunlop, « The History of the Jewish Khazars » (1954) l’ensemble le plus fiable et le plus objectif de la multitude de travaux, dans toutes les langues de la terre, que le mystérieux royaume khazar a inspirés depuis un siècle à une armée d’universitaires américains à la recherche d’un sujet de thèse original. Brooks fournit également une bibliographie exhaustive des innombrables études parues sur ce sujet, ce qui fait de son livre une manière d’encyclopédie.

Les ouvrages de Kevin Alan Brook et de Douglas Dunlop ne sont malheureusement pas traduits en français. Le plus connu dans notre langue est le roman historique passionnant, qui repose néanmoins sur des données scientifiques solides et reconnues comme telles, « La treizième tribu » (1976) d‘Arthur Koestler. Il est accessible dans une collection de poche.

On peut y ajouter la traduction de l’ancien « The Kuzari : In Defense of the Despised Faith » (1140) par Yehuda Halevi et une recherche plus récente « L’Empire khazar VIIe-XIe siècle » (2005) par le duo Jacques Piatigorsky et Jacques Sapir.

Impossible d’ignorer l’analyse quelque peu polémique, mais d’un bon sens réjouissant, de Benjamin H. Freedman « Facts are facts, The Truth about Khazars » en libre accès sur internet.

Je signale pour mémoire l’ouvrage romancé et teinté par l’idéologie dominante de Marek Halter, « Le Vent des Khazars » : « Pourquoi à l’époque où les religions dominantes, la chrétienté et l’islam, contrôlent les grandes puissances, telles Byzance, l’Empire carolingien et le califat de Bagdad, ce peuple d’origine aryenne choisit-il la religion la plus persécutée de par le monde ? », écrit-il, alors qu’à l’époque, le prosélytisme juif était particulièrement agressif et actif. Il se développait avec succès partout où les Judéens s’étaient installés.

3- Un nouveau royaume

« Mille ans avant la naissance de l’actuel État d’Israël, un Royaume juif existait sur les marches orientales de l’Europe, à cheval sur les plaines baignées par le Don et la Volga … » Ainsi commence le célèbre ouvrage de l’auteur juif américain Kevin Alan Brook : « The Jews of Khazaria ».

L’histoire semi-fictive des Khazars a fait d’autant plus fantasmer de nombreux auteurs que les documents historiques réels concernant cette nation indo-turco-slave sont si minces que durant des siècles l’immense royaume sis entre les bassins de la Volga, du Don, du Dniepr jusqu’à la mer d’Aral, la mer Caspienne et au Caucase avait disparu de la mémoire des hommes. Et pourtant, nous savons désormais que, composé de plus de vingt groupes ethniques ou « nations », la puissance de l’empire Khazar couvrait une surface immense. Elle a rayonné pendant un demi-millénaire – entre le VIe et le XIe siècle – sur les régions qui correspondent aujourd’hui à l’Europe de l’Est et aux marches de l’Asie. A son apogée, cet empire a donc été contemporain de celui de Charlemagne.

L’existence même des Khazars est demeurée inconnue jusqu’au début du VIIe siècle. On sait seulement qu’à l’origine les tribus khazares faisaient partie de l’empire turc et qu’elles conquirent leur indépendance après que des guerres intestines eurent provoqué l’éclatement de cet empire.

C’est pourquoi le nom de la ville de Kiev, dont la naissance est attestée à cette époque, est d’origine turque : KUI, la rive et EV, l’emplacement. Elle aurait été créée par des Khazars du temps de leur alliance avec les Turcs.  

À partir de sources arabes, hébraïques, arméniennes, byzantines, slaves, ainsi que de divers objets archéologiques découverts depuis peu par le savant russe Lev Goumiliev, les fragiles connaissances qu’on possédait jusqu’alors ont été confirmées. Il avait entrepris une expédition sur les bords de la mer Caspienne, à la recherche de traces de la capitale de cet empire disparu. Parmi les pièces exhumées dans le delta de la Volga par ses expéditions figurent des pièces de monnaie, des bagues, des objets funéraires, des outils destinés à la vie quotidienne, à la pêche ou à l’agriculture, des fragments d’amphores typiques de la période khazare, ou encore, et plus intéressant,  des tuiles et des briques impliquant la présence, autrefois, de véritables palais.

Les historiens ont établi que, de la moitié du VIIe siècle et jusqu’au début du XIe siècle, le Khaganat Khazar était un Etat prospère et une puissance internationale qui s’étendait au territoire de l’actuelle  Russie méridionale, le Kazakhstan, tout l’est de l’Ukraine, le Caucase, une partie de la Turquie, L’historien américain Alan Brook insiste sur le fait qu’il entretenait des relations diplomatiques et commerciales suivies avec l’empire romain d’Orient, c’est-à-dire avec Byzance, et aussi avec ce qui demeurait de l’empire turc, ainsi qu’avec les puissantes tribus environnantes des Alains, des Magyars et des Slaves.

Bien que païens et pratiquant un mélange de chamanisme et de culte idolâtre et phallique qui donnaient lieu à des scènes d’orgie sexuelle, ainsi qu’à des sacrifices humains, les célèbres et redoutés guerriers Khazars, furent à plusieurs reprises des alliés de Byzance lorsque les Perses Sassanides tentèrent de s’approprier les richesses de la capitale de l’empire romain d’Orient; ils furent de nouveau les alliés de Byzance après la mort du prophète Mohammad, lorsque l’islam guerrier voulut imposer son message au monde entier. C’est ainsi que les Khazars bloquèrent son expansion en direction du Caucase et jouèrent à l’Est le rôle de Charles Martel à l’Ouest.

L’alliance entre les Khazars et Byzance fut d’ailleurs scellée par le mariage de l’empereur Constantin V (741-775) avec une princesse khazare. Leur héritier devint ’empereur de Byzance sous le nom de Léon IV le Khazar.

4- Le débarquement des khazars dans l’histoire contemporaine

Or, le débarquement des Khazars dans l’histoire contemporaine a pour origine lointaine la conversion de ce royaume au judaïsme vers l’an 740.

Le récit des circonstances de cette conversion décidée par le roi khazar de l’époque, Bulan, est décrit avec précision par Arthur Koestler dans son ouvrage cité ci-dessus. Il rappelle la légende qui entoure cette conversion telle qu’elle ressort d’une correspondance entre un roi khazar appelé Joseph et Hasdai Ibn Shaprut, un ministre juif du khalife de Bagdad. Mais ce document historique est plus que fragile, car les lettres ayant été rédigées entre 954 et 961 – soit plus de deux cents ans après la conversion des Khazars – il est quasiment impossible de séparer la réalité historique de celle recréée par la fableDe plus, des passages entiers sont manquants, notamment le début et la fin du document.

Mais la réforme religieuse du roi Bulan semble avoir été bien réelle et effectuée en plusieurs étapes. Elle fut, comme il se doit dans ce genre d’action politico-théologique, enveloppée d’évènements miraculeux destinés à en sceller l’authenticité. Ainsi, dit la légende, après qu’il eut décidé de renoncer à l’idolâtrie, de chasser les sorciers, d’interdire les orgies sexuelles et les meurtres rituels, c’est l’apparition d’un ange qui aurait révélé le « vrai Dieu » – c’est-à-dire un Dieu universel – au roi réformateur.

Or, ce souverain était probablement une fin politique et il ne s’est pas lancé dans un bouleversement politico-religieux aussi fondamental de son empire sans en avoir pesé les avantages et les inconvénients. Il avait probablement compris que l’unité mentale d’une nation est un facteur capital qui lui permettait de renforcer la stabilité et l’unité politiques d’un vaste royaume composé de tribus nombreuses et particulièrement belliqueuses.

Mais comment choisir la meilleure manière d’honorer ce « Dieu » universel, alors que deux grands empires monothéistes étaient installés à ses frontières, à savoir, Byzance et Bagdad et que des communautés très actives d’une troisième divinité, et se réclamant d’un troisième monothéisme se trouvaient à l’intérieur ou aux marches du royaume khazar ?

C’est là qu’est censée avoir eu lieu la fameuse joute entre des représentants des trois monothéismes citée par Koestler et Kevin Alan Brook – un représentant du christianisme de Byzance, un représentant de l’islam et un représentant du judaïsme talmudique. La cérémonie se serait terminée par le choix du « Dieu de la Thora », le rabbin ayant remporté la victoire sur ses deux compétiteurs au nom de l’ancienneté de son Dieu.

Dans son ouvrage capital « Deux siècles ensemble (1795-1995), Juifs et Russes avant la Révolution », Alexandre Soljenitsyne propose l’explication politique triviale, mais assurément la plus vraisemblable. C’est le principe de neutralité politique qui aurait, en secret, déterminé le choix d’un souverain habile politique : « Les chefs ethniques des Turco-khazars idolâtres de cette époque ne voulaient ni de l’islam pour n’avoir pas à se soumettre au khalife de Bagdad, ni du christianisme pour éviter la tutelle de Byzance. Ainsi, près de sept cent vingt deux tribus adoptèrent la religion juive ».

Soljenitsyne explique l’influence du judaïsme sur les Khazars à partir des échanges commerciaux qui avaient lieu entre les deux populations depuis des décennies. Bien avant la fameuse conversion, des colonies dites juives – en fait judéennes, car ni le mot, ni la notion que ce terme recouvre aujourd’hui n’existaient à l’époque – étaient implantées dans les plaines du Don et de la Volga à partir de la Crimée. En effet, c’est dans cette petite péninsule que l’empereur romain Hadrien avait fait déporter les prisonniers juifs en 137, après avoir réduit la révolte de Bar-Kokhba.

Mais tout en restant en relations avec le centre religieux de la Judée, de nombreux Judéens à la recherche d’un avenir plus prospère, s’étaient joints aux bannis et d’autres groupes avaient eux aussi essaimé dans tout le bassin de la Méditerranée depuis des décennies, et cela bien avant la destruction du Temple d’Hérode à la recherche d’une terre plus prospère que l’antique Judée. C’est ainsi qu’une communauté importante des adorateurs du Dieu Jahvé était implantée depuis la plus haute antiquité sur les bords de la mer Noire et dans le Caucase, où ils avaient précédé les déportés d’Hadrien. Ces Judéens-là auraient été, dit-on, des descendants des très anciennes captivités assyrienne et babylonienne des VIIIe et VIe siècles avant notre ère.

La conversion des Khazars au culte du Dieu Jahvé n’est donc pas un phénomène miraculeux ou lié à un évènement unique et parfaitement anecdotique. Elle est la résultante politico-religieuse d’un long processus dans lequel l’action des échanges commerciaux et un prosélytisme quotidien exercé par les responsables religieux ont joué un rôle déterminant. Avec le temps, les mélanges de populations se firent donc tout naturellement.

Il est néanmoins vraisemblable que les conversions, même si elles ne se limitèrent pas à l’immédiat entourage du roi et de sa cour, ne concernèrent pas la totalité de la population de ce vaste royaume composite. De nombreuses tribus, notamment celles qui occupaient les territoires les plus éloignés du centre du pouvoir, conservèrent leurs cultes anciens. Le royaume Khazar était tolérant. On sait que certains groupes s’étaient également convertis au christianisme et d’autres à l’islam. Il est donc abusif de clamer aujourd’hui que tous les Khazars étaient judaïsants.

Après deux siècles de prospérité le royaume khazar, officiellement juif – au sens que ce mot présente aujourd’hui – finit par dépérir à la suite de multiples affrontements avec des tribus vikings, celles des arabes et des redoutables pillards Varègues ou Rhuss, qui se déplaçaient le long des grands fleuves et de nombreuses autres tribus guerrières de la steppe. La prise de la forteresse de Sarkel par les princes Rhuss Igor, puis Sviatoslav lui porta un coup fatal. Il subsista encore durant quelques décennies entre 933 et 969, mais il est établi que l’empire des plaines n’existait plus au début du XIe siècle.

Les Rhuss se convertiront au christianisme byzantin, dit orthodoxe, par opposition au christianisme romain. Ils donneront naissance à une nouvelle nation – la Rhuss de Kiev – soutenue par l’empire romain d’Orient et berceau de la Russie moderne.

Quant aux juifs anciens ou plus récents qui vivaient dans l’empire khazar – et qui étaient donc ethniquement et génétiquement composés de peuples d’origines très diverses, principales turcs, mongols, etc. – ils disparurent certes en tant que nation, mais une population de centaines de milliers d’individu se réclamant du judaïsme était toujours là. Elle se répandit par familles, par groupes, par tribus dans l’ensemble des États de la région. Leurs descendants se retrouvent dans tous les pays de l’Europe centrale, principalement en Ukraine, en Russie, en Pologne et jusqu’aux pays baltes.

Le mystérieux royaume khazar a influencé notre monde moderne d’une manière dont nous n’avons pas toujours conscience.

La « question khazare » a opéré un débarquement tonitruant dans l’histoire contemporaine avec la polémique liée à la colonisation de la Palestine à partir de la fin du XIXe siècle.

En effet, à partir de cette période, qui correspond à l’apogée de tous les mouvements colonisateurs européens, d’immenses cohortes de juifs dits « Ashkenazim », en réalité originaires des régions autrefois occupées par les tribus de l’empire khazar tardivement converties au judaïsme, ont déferlé sur une Palestine miraculeusement métamorphosée en « terre de leurs ancêtres ». Ils en revendiquaient la propriété au nom de la connaissance qu’ils possédaient par ouï-dire de l’existence d’un acte notarié dressé entre un extra-terrestre et d’hypothétiques ancêtres qui auraient été méchamment privés de leur héritage par de cruels centurions romains.

Tous les premiers ministres du nouvel État surgi en terre palestinienne en 1948 sont originaires d’Europe orientale et des régions qui correspondent à l’ex-empire khazar. Les démographes de l’actuel État hébreu n’ont trouvé qu’une seule famille, les Zinati de Pek’in, qui aurait résidé en Palestine sans aucune interruption depuis l’antiquité.

5- Vrais juifs, faux juifs

Mais rien n’est parfait en ce bas monde. Les flammes d’une polémique ardente ont embrasé les cervelles : des méchants n’ont-ils pas déclaré que les juifs orientaux nouvellement débarqués en Palestine ne seraient pas de « vrais juifs », la majuscule signifiant que les juifs ne seraient pas les fidèles d’un dieu local, adoré par une petite peuplade localisée in illo tempore et durant quelques siècles sur une petite portion de terre du Moyen Orient – la Judée – mais une variété particulière de vivants, aussi singulière que les baleines, les éléphants ou les hannetons. À tout le moins, il s’agirait d’une catégorie d’humains aussi peu solubles dans l’espèce humaine universelle que l’huile et le vinaigre dans un saladier.

Il est vrai que certains éminents représentants de ce groupe attisent, par leur comportement et leurs déclarations, les braises d’un racisme biologique toujours rougeoyantes sous un épais tapis de lois destinées à encadrer sévèrement la liberté de pensée et d’expression et à punir durement les audacieux transgresseurs.

Ainsi, le nouvel académicien, Alain Finkielkraut, aujourd’hui héraut et chantre de l’identité nationale gauloise, a pu écrire sans complexes, dans le célèbre quotidien français Le Monde, qu’il fait toujours partie « de la plus vieille tribu du monde ». Mais tout le monde a parfaitement compris qu’il ne parlait ni des Arvernes, ni des Éduens, ni des Bituriges.

Quant à l’actuel État né en 1948 en terre palestinienne, il refuse catégoriquement l’existence d’une citoyenneté israélienne et fait des pieds et des mains en vue d’arracher aux victimes de ses spoliations d’abord, puis à la totalité des États de la planète ensuite, d’être reconnu officiellement en tant qu’« État juif pour les juifs du monde entier ».

Les adorateurs de la Thora et du Talmud n’ont d’ailleurs aucun scrupule à démontrer qu’il existerait à leurs yeux un « sang juif » plus ou moins pur. Ainsi, celui des Falachas éthiopiens, tout « juifs » que ces derniers se proclament, semble insuffisamment « pur » afin d’accéder au privilège de se trouver mélangé à celui des « vrais juifs ». C’est pourquoi la Croix-Rouge israélienne, a refusé le don du sang d’une députée juive d’origine éthiopienne, Pnina Tamato-Shata. « Nous n’acceptons pas le sang particulier des juifs éthiopiens », lui a-t-il été répondu.

Finalement, devant l’indignation internationale provoquée par la révélation de ce racisme biologique effronté, la Magen David Adom – l’équivalent de la Croix Rouge – a accepté d’effectuer un prélèvement tout symbolique, tout en précisant que le sang de la député Falasha serait congelé et non utilisé, c’est-à-dire, en réalité, jeté.

C’est ainsi que les Khazars judaïsés étaient entrés dans l’histoire. Ils entrèrent dans l’histoire locale par la force des choses, puisqu’ils étaient là. Mais ils ne sont jamais entrés dans la narration officielle car leur existence même contredit le mythe sur lequel se fondent les revendications des colons installés en Palestine. C’est pourquoi la narration mythologique qui tient lieu d’histoire dans l’État né en 1947 continue de refuser officiellement leur existence et une filiation dont leurs descendants semblent avoir honte.

L’afflux de centaines de milliers de fidèles nés d’une conversion de masse de la population d’un gigantesque territoire de l’Est européen et des marches de l’Asie, dont les ancêtres n’avaient évidemment jamais mis les pieds au Moyen-Orient et qui, après leur conversion, vivaient sous la poigne de fer de rabbins talmudistes, métamorphosa définitivement le judaïsme. Et c’est ce talmudisme-là qui a fini par donner naissance au sionisme contemporain.

Le débarquement dans l’histoire de l’Occident d’un immense groupe de juifs tardivement convertis influe lourdement, que ce soit souterrainement ou publiquement, sur la géopolitique européenne et Moyen orientale actuelles. Ce n’est donc pas une histoire anecdotique et il est important d’en connaître l’origine.

Aline de Diéguez

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