MONDE

DE LA VARIOLE À LA VARIOLE DU SINGE

TRIBUNE – Au total, cinq poxvirus peuvent infecter l’homme : le virus de la variole (VARV) et le virus de la variole du singe = monkeypox virus (MXV = MPXV) + le cowpoxvirus (CXV = CPVX)ou variole de la vache et le virus de la vaccine (VACV) longtemps assimilé au précédent + le horse-pox virus récemment reconstruit de toutes pièces + le Molluscum contagiosum qui appartient au genre Molluscipox virus avec ses différentes formes cutanées. Seuls les virus de la variole et le molluscum contagiosum virus sont considérés à réservoir uniquement humain et à transmission interhumaine.  

Le monkey-pox et le cow-pox-virus ont un réservoir naturel animal. 

Le premier cas de variole du singe dans un pays non endémique a été signalé au Royaume-Uni le 6 mai 2022 et concernait une personne ayant voyagé du Nigeria vers l’Angleterre. 

L’identification ultérieure, toujours en mai 2022, de foyers épidémiques de cas de variole du singe dans plusieurs pays non endémiques (Europe dont Grande-Bretagne, Espagne, Portugal, Italie, Suède… + Amérique du Nord, Inde, Australie), sans qu’un lien direct de déplacement depuis une zone endémique ait été établi, est atypique et n’a pas reçu d’explication cohérente. Comment des sujets qui n’ont pas voyagé peuvent-ils avoir contracté cette maladie peu contagieuse sur tous les continents en même temps ? 

Rappelons qu’à la Conférence de Munich sur la sécurité 2021 (anciennement connue sous le nom de Forum de Munich sur les politiques de défense), une épidémie de variole du singe a été présentée comme un exercice de simulation sur la réduction des menaces biologiques à haute probabilité. Le scénario était le suivant : une épidémie de variole du singe débute le 15 mai 2022 (bizarre… comme c’est bizarre !?) et entraîne 3,2 milliards de cas et 271 millions de décès. Au 1ᵉʳ décembre 2023… Toujours dans cet exercice, le virus modifié de la variole du singe a été développé de manière illicite dans un institut de virologie du pays fictif d’Anica par des scientifiques travaillant aux côtés d’un groupe terroriste… Le nouveau virus est libéré dans une gare bondée du pays fictif voisin, Brinia et se répand dans le monde entier en 18 mois… Le rapport du NTI « Nuclear Threat Initiative » associé à l’affaire suggère que ce qu’il faut faire en cas de cette épidémie imaginaire, ce sont « des mesures agressives pour ralentir la transmission du virus en empêchant les rassemblements de masse, en imposant des mesures de distanciation sociale et en mettant en place des obligations de port de masque »… Le fameux masque passoire à virus, inutile et dangereux… si délétère pour nos enfants…  Et quand Corinne Reverbel, Christian Perronne ou Robert Malone nous alertent, on nous parle… de complotisme  ?! 

I – Maladies à poxvirus (PXV) et parapoxvirus (PCPV) 

Parmi les poxvirus (PXV) et leurs proches : les parapoxvirus (PCPV), virus ayant tout un tropisme particulier pour la peau, on peut donc citer : 

– ceux de la variole humaine ou petite vérole (VARV) et de la variole du singe ou monkey-pox (MXV = MXPV) … si ceux-ci sont bien différents comme le pensent beaucoup de chercheurs… pas tous).  

– Cow-pox : 

Le cowpox est provoqué par le virus CPXV. Edward Jenner a qualifié le cowpox de Variolae vaccinae (variole de la vache), maladie entraînant chez le bétail des lésions des pis, des ulcères sur les trayons. Elle était considérée jusqu’au milieu du XXe siècle comme limitée aux bovins et accidentellement à l’homme. Actuellement, le cow-pox est retrouvé chez les animaux de compagnie dont les chats et rats domestiques. Les chats se contaminent lors de la chasse sur des rongeurs sauvages comme les campagnols (Microtus agrestis). Les rongeurs représentent le réservoir naturel. Le chat malade présente des lésions sur la tête, les oreilles et les pattes. La plupart des cas, chez le chat, guérissent spontanément en un à deux mois. Il n’y a pas de vaccin disponible contre l’infection par le virus cowpox chez le chat. La maladie existe aussi chez des animaux de zoo. Le cowpox est transmissible à l’homme par contact ou griffures, surtout par les chats.  

Chez l’homme, La maladie, après une incubation de neuf à 10 jours, reste localisée au site d’infection. Elle provoque généralement des lésions cutanées douloureuses siégeant sur les mains, le cou ou le visage, évoluant en deux semaines environ vers une croûte noirâtre, accompagnées ou non de fièvre, de ganglions et de douleurs musculaires. La régression est spontanée. Il n’existe pas à ce jour de traitement spécifique des infections à cowpox. Le cowpox oculaire peut entraîner de graves complications. Une épidémie de cowpox a été rapportée en 2008-2009 en France et en Allemagne, à partir de cas importés d’une source commune localisée en République tchèque. Des cas sporadiques ont été détectés en France en 2010. Transmise à des humains par ailleurs en bonne santé, elle produit une immunité dite croisée contre la variole. 

– Horse-pox : 

En Europe, avant l’arrêt des campagnes de vaccination contre la variole, les chevaux étaient assez fréquemment infectés accidentellement par le virus de la vaccine provenant d’humains récemment vaccinés.  

La maladie prend prendre deux formes.  

Dans la forme buccale, il existe des lésions ressemblant à la variole sur les muqueuses de la bouche et dans la peau des lèvres et des narines. La maladie dure environ trois semaines et n’est pas considérée comme grave.  

Dans la forme «graisseuse», des lésions papuleuses, qui deviennent ensuite des vésicules puis des pustules couvertes de croûtes, se développent dans la peau sur la face fléchissante des articulations de la partie inférieure des jambes.  

Maintenant que la vaccination contre la variole a été abandonnée, ces conditions sont devenues rares. Une affection ressemblant à la forme buccale a été signalée en 1986 chez un âne. 

–  « Le mot vaccine (vaccinia) » est souvent utilisé pour désigner uniquement la forme humaine de la maladie variolique de la vache (cowpox) ou du cheval (horsepox) car la vaccine de l’homme a suffisamment divergé des formes animales pour être considérée comme un virus différent. (Voir pour les autres sens du mot « vaccine »).  

Le virus de la vaccine ou VACV était censé avoir été retrouvé dans le vaccin antivariolique historique utilisé lors du programme d’éradication de la variole.  

Allan Watt Downie a démontré en 1939 que le vaccin de l’époque contre la variole était sérologiquement distinct du cowpox et la vaccine a ensuite été reconnue comme une espèce virale distincte. Le séquençage du génome entier a révélé que la vaccine est plus étroitement liée à la variole. Les souches de cowpox de Grande-Bretagne sont les moins étroitement apparentées à la vaccine.  

Laissons cela aux historiens des sciences… et retenons aussi la définition différente de Jacques Morvan : « La vaccine, communément appelée « variole de la vache », est une maladie infectieuse des bovidés (cowpox en anglais) et des équidés (horsepox en anglais). » 

– Le « nodule du trayeur » ou « pseudo-variole » ou « nodule de Milker » (dû à un PCPV) :  

Ces lésions cutanées affectent les mamelles de la vache ou de la brebis. Elles guérissent dans une période de 7 à 10 jours, mais peuvent persister durant des mois chez certains animaux. On peut également trouver des lésions dans la bouche des veaux à la mamelle. Il n’existe pas de traitement spécifique. L’immunité est de courte durée chez les bovins (6 mois environ) et les réinfections sont donc fréquentes. Elles se transmettent aux avant-bras, aux dos des mains et/ou des doigts des éleveurs et vétérinaires… La période d’incubation est de 3 à 7 jours. Une papule devient finalement un nodule asymptomatique ou légèrement douloureux, avec un centre purulent ou croûteux entouré d’une zone érythémateuse et œdémateuse dont de couleur est variable et dont le diamètre est de 1 à 3 cm. Ces lésions ne nécessitent que des soins locaux, antiseptiques (Bétadine) et disparaissant spontanément. Elles ne laissent pas de cicatrices. Elles sont moins fréquentes depuis qu’il existe des trayeuses. Contrairement à l’animal, l’humain développe une bonne immunité, de sorte que les réinfections sont plutôt rares. 

– l’Orf : 

Très proche du « nodule du trayeur ». Est dû lui aussi à un PCPV = parapoxvirus. C’est une zoonose à tropisme pour les cellules épidermiques, cause de l’Ecthyma contagiosum endémique affectant le museau dans de nombreux troupeaux de moutons, de chèvres et bovins et transmissible à l’homme par contact avec l’animal ou objets contaminés (éleveurs, vétérinaires, personnels des abattoirs).  

Incubation d’une semaine. Il se présente comme un faux panaris siégeant donc sur les doigts (macules, nodules, parfois croûtes), sur les avant-bras et plus rarement sur le visage, spontanément régressif en 3 à 6 semaines, mais pouvant atteindre 24 semaines et posant rarement un problème thérapeutique. Il ne persiste pas de cicatrice s’il n’y a pas eu de surinfection locale. Des complications sont possibles, dominées par la surinfection bactérienne. 

Les lésions ne récidivent pas, sauf parfois lorsqu’elles surviennent chez un sujet immunodéprimé.  

« De petites épidémies ont été rapportées en France lors de la fête de l’Aïd-el-Kebir. » |8}. 

– Le Molluscum contagiosum de la peau humaine est fréquent en France et bénin. Il se présente sous la forme de papules perlées fermes, de 5 mm de diamètre, évoluant vers une ombilication centrale. Il affecte principalement les enfants et les adultes jeunes. La guérison est spontanée chez les personnes immunocompétentes. Chez les patients séropositifs pour le virus de l’immunodéficience humaine, les molluscum contagiosum sont plus fréquents que dans la population générale. Le réservoir est humain et la maladie est transmise par contact interhumain direct.

– et (pour compléter) la myxomatose des lapins… due, elle aussi, à un poxvirus : le « myxoma » du genre Leporipoxvirustouchant exclusivement les lapins sauvages et domestiques. Les lièvres ne sont pas sensibles à la maladie. Elle se transmet par l’intermédiaire d’insectes (puces surtout, moustiques, tiques…) ou par les sécrétions (léchage ; lésions cutanées, excréments…).  

Après un temps d’incubation de deux à cinq jours, les lapins présentent une forme de conjonctivite aigüe purulente, une sensibilité à la lumière, des œdèmes de la tête (« la tête de lion ») et des organes génitaux. Ils s’affaiblissent et meurent en quatre à sept jours. Le taux de mortalité est particulièrement élevé et peut atteindre 99 %. Si les animaux survivent plus longtemps, des « myomes » sous forme de nodules durs, parfois suintants, sont palpables sous la peau, sur tout le corps. Pas de traitement. 

La myxomatose ne peut pas se transmettre aux autres espèces animales ni aux humains.  

Elle fait partie de la liste des maladies à déclaration obligatoire de l’Organisation mondiale de la Santé animale. 

L’immunité de la population mondiale contre les orthopoxvirus est en décroissance rapide sans doute, au moins en partie, du fait de l’arrêt de la vaccination antivariolique avec une immunité croisée entre les orthopoxvirus. 

Chez les poxvirus, la réplication est inhabituelle pour des virus à ADN double brin (ADNdb) parce qu’elle se produit dans le cytoplasme. Les poxvirus codent en effet leur propre machine pour la transcription de leur génome, une ARN polymérase dépendante de l’ADN. 

II- Qu’est-ce que la variole ? Vaccinations contre la variole

A) Qu’est-ce que la variole ? 

Le virus de la variole appartient à la famille des Poxviridae et au genre Orthopoxvirus qui sontdesvirus à ADN à double brin. Une majorité de chercheurs considèrent que l’homme est le seul hôte naturel du virus de la variole, qui ne peut pas survivre qu’au maximum 2 jours à l’extérieur de l’hôte.  

Par contre, la variole de l’homme semble, parfois, pouvoir affecter des singes.1 Une certitude : en procédant par intraveineuse, on a pu provoquer la maladie chez le singe. Les premières publications sur ces expérimentations sont sorties en 2005-2006 (Stittelaar, Staib). 

La variole se transmettait par contact direct de personne à personne soit à partir de gouttelettes rhinopharyngées, soit par l’échange d’objets contaminés ceci avant la phase prééruptive ou les premiers jours de l’éruption.  

Il existe au moins deux souches de virus de la variole : 

  • La variole majeure (variole classique), la souche la plus virulente et qui implique une éruption plus étendue. 
  • La variole mineure (alastrim = Variola minor), souche moins virulente et qui entraîne moins de 1% de décès. Elle se propage de la même façon que la variole majeure. L’infection par la variole mineure confère une immunité contre la variole majeure, cette dernière plus dangereuse. On ne peut s’empêcher de penser que cette forme mineure pourrait correspondre en fait au virus de la variole du singe qui resurgit actuellement… mais quel chercheur en activité, oserait le suggérer, par peur d’être considéré comme complotiste et à risque de perdre ses financements. Aujourd’hui la science est souvent bâillonnée et les meilleurs sont exclus, remplacés par des employés malléables. 

Nous détaillerons ici la variole majeure :  

L’incubation est en moyenne de 12 jours à 14 jours (extrêmes 7 à 17 jours). 

Il apparaît ensuite dans la phase prodromique d’une durée de 2 à 3 jours : une fièvre, des céphalées, un état de prostration et des douleurs musculaires comme des lombalgies. Parfois existent des douleurs abdominales et des vomissements. 

Puis survient une éruption dite maculo-pustuleuse sur les muqueuses de la bouche et du pharynx, ces lésions oro-pharyngiennes s’ulcèrent rapidement. L’éruption atteint aussi le visage et les bras y compris la paume des mains, pour ensuite rejoindre rapidement le tronc et les membres inférieurs y compris la plante des pieds sous la forme d’une seule poussée (toutes les lésions sont au même stade dans le même territoire cutané, identiques, contrairement avec ce qui se passe pour la varicelle).  

L’importance de l’éruption variée selon les formes pouvant quasiment se limiter au visage. À noter que dans la varicelle, pieds et mains ne sont pas affectées… Voir l’article précédent

Chaque élément éruptif est d’abord une tache plane rougeâtre ou macule qui évolue en une structure légèrement saillante ou papule de 2 à 3 mm, devenant une vésicule de 2 à 5 mm au troisième jour de l’éruption. Ces vésicules sont enchâssées dans le derme se présentant comme des perles dures à la palpation. Elles sont emplies d’une sérosité encore claire.  

À partir du cinquième jour de l’éruption, le liquide des vésicules se trouble puis les vésicules, par soulèvement épidermique, évoluent en pustules, de 4 à 6 mm, rondes, profondes et emplies de pus reposant sur une base inflammatoire. Elles tendent à se déprimer en leur centre, c’est ce qu’on nomme l’ombilication. Le stade de pustule ombiliquée était historiquement considéré comme une phase critique où fièvre et douleurs revenaient et où le risque de mort s’accroissait.  

Au 8ᵉ ou 9ᵉ jour de l’éruption, les pustules vont se dessécher et former des croûtes jaunâtres d’aspect mielleux ou des croûtes brunes ou noires. Cette phase s’accompagne d’une chute définitive de la fièvre se terminant entre le 15e et le 30e jour de l’éruption.  

 Environ 5–10% des patients atteints de variole développent une éruption accompagnée d’hémorragies des muqueuses et de la peau : c’est la « variante hémorragique ou variole noire » toujours fatale.  

Une autre forme, la « variole maligne », était caractérisée par des lésions qui restaient molles et plates, sans former de pustules, cette forme était presque toujours létale.  

Les épidémies revenaient tous les dix à quinze ans en un lieu donné. Au cours de ces épidémies, 15% à un tiers des malades mouraient. Ceux qui survivaient étaient immunisés, mais gardaient des séquelles à vie notamment des marques disgracieuses sur le visage (visage grêlé).  

Les malades ayant réchappé à la variole ne présentaient pas de récidive.  

B) La variolisation 

La pré-variolisation a probablement existé, car des textes du XVIIIᵉ siècle évoquent la coutume ancienne de mettre des enfants sains en contact avec un enfant varioleux pour qu’ils se contaminent. L’idée de la variolisation est née en Chine il y a plusieurs siècles, mais la description précise en a été faite dans un texte daté, selon moi, de 1695 (Dr Zhang Lu).  

Il s’agissait de simuler une primo-infection de variole en choisissant un cas bénin, en prélevant la sérosité de ses pustules et en l’inoculant à des sujets sains par scarifications. Cette technique a été introduite, via Constantinople, en Europe en 1721 et connut un véritable succès. La pratique courante en Europe était le passage de bras en bras en prélevant le pus d’une pustule fraîche et en l’inoculant par scarifications chez un sujet sain. Néanmoins, des cas de surinfection et des cas de variole grave étaient fréquents. Le risque de transmission de la syphilis existait également. 

En France, la variolisation ne concerna qu’une frange minime de la population sauf en Franche-Comté. 

C) La vaccination (contre la variole) 

La vaccination est à l’heure actuelle, malgré quelques tentatives médicamenteuses, la seule mesure de protection contre cette maladie. On sait, à partir des expériences du passé, que la vaccination, en association avec des mesures d’isolement, est relativement efficace pour limiter sa propagation épidémique. 

Les différents vaccins utilisés sont des vaccins vivants atténués, préparés à partir d’isolats de « virus de la vaccine » : « variole de la vache » ou sans doute plutôt « variole du cheval. »  

Tout comme le virus de la variole, le virus de la vaccine est un orthopoxvirus, à ADN double brin. Il infecte le bétail et se transmet accidentellement à l’homme en contact avec les animaux malades (éleveurs, vétérinaires…). D’autres mammifères, outre les humains et les vaches, sont porteurs du virus. La transmission interhumaine du virus de la vaccine s’effectue par contact direct. Le virus séché peut survivre jusqu’à 39 semaines à un degré d’humidité de 6,7 % et à une température de 4 ºC. 

Petit rappel nécessaire : ce n’est qu’en 1881, que Pasteur énonce le principe de la vaccination : (inoculer) « des virus affaiblis ayant le caractère de ne jamais tuer, de donner une maladie bénigne qui préserve de la maladie mortelle ». Cette définition affinée et enrichie depuis ne correspond en rien aux injections d’ARN messagers contre la Covid qui ne peuvent être considérées comme des vaccins. Nommer les personnes refusant ces prétendus vaccins « antivax » est une ânerie d’ignorants ou émane de provocateurs rétribués. 

D- Variolisation et vaccination contre la variole : la pratique 

Parmi les personnes qui ont fait les premiers essais, figurent en 1774, un agriculteur anglais du nom de Benjamin Jesty (1736-1816) qui a réussi à induire une immunité artificielle chez sa femme et ses deux fils, en leur transférant une petite quantité de pus prélevé sur l’une de ses vaches malades de la vaccine ou cowpox.  

Des enquêtes menées par l’armée britannique dès 1790 ont montré que les troupes à cheval étaient moins infectées par la variole que l’infanterie. L’idée a surgi qu’une exposition préalable à l’agent de la variole équine (Variola equinaétait protectrice

En 1791, un maitre d’école allemand, tuteur à domicile, du nom de Peter Plett (1766-1823) fait vacciner les trois enfants de son propriétaire « Martini » avec le cowpox qui s’avère les protéger contre la variole. Jenner ne suivra que cinq ans plus tard. 

Officiellement, c’est donc Edward Jenner, un médecin de campagne anglais du XVIIIᵉ siècle, qui fit le rapprochement entre l’infection par le virus de la vaccine et la résistance à la variole, par immunité croisée. Les trayeuses de lait qui contractaient la vaccine (se manifestant alors par des pustules sur les mains) étaient ensuite indemnes de variole lorsque survenaient les épidémies.

Le 14 mai 1796, il inocula une goutte de pus de ces pustules à un enfant de 8 ans (James Phipps). Un mois après avoir inoculé la vaccine, il osa lui injecter du pus de variole… sans heureusement déclencher de réaction.  

Ensuite, en 1796, il commença ses premières expériences d’inoculation à la population générale, lui conférant ainsi une immunité durable contre la variole. Le mot vaccine qui par extension donnera le terme de vaccination, vient d’ailleurs de vacca, la vache, en latin.  

La vaccination de l’époque consiste à prélever du pus directement des pustules et à infecter les hommes avec celui-ci plutôt que de transporter une vache infestée. Les travaux sur l’asepsie sont ultérieurs. 

E ) Un mythe qui s’effondre en partie 

Les origines du vaccin contre la variole sont devenues troubles au fil du temps. Ce ne serait en fait pas la vaccine, version bovine de la maladie, qui aurait permis l’éradication du virus… La souche proviendrait en fait du cheval.  

C’est en tout cas ce qu’affirme le résultat d’une enquête médicale et historique, menée principalement par l’Institut Robert-Koch de Berlin. 

Dans les années 1930, un chercheur anglais notait déjà que la souche utilisée dans les vaccins, produits à grande échelle, ne correspond pas tout à fait à la vaccine (cowpox virus). L’analyse des œufs de poule – utilisés pour la production – révèle la présence d’un autre virus. Aucun échantillon analysé ne confirme la présence de la vaccine.  

Les chercheurs de l’Institut Robert-Koch se sont appuyés sur un vaccin détenu par un collectionneur privé. La précieuse fiole date de 1902 ; elle a été produite par H.K. Mulford Co. de Philadelphie (USA) qui est devenu par la suite l’entreprise Merck.  

L’analyse n’a laissé aucun doute : c’est la variole équine (horsepox virus) qui a servi de base à la fabrication de ce vaccin.  

Andreas Nitsche : « Nous avons maintenant, pour la première fois, la preuve scientifique que le horsepox virus a été utilisé par le passé afin d’immuniser contre la variole ». 

Ceci confirme les travaux de Clarissa Damaso, chercheuse à l’université fédérale de Rio de Janeiro (Brésil) publiés en août 2017 dans le Lancet Infectious Diseases : les différents fabricants ont utilisé diverses souches, dont au moins une partie était d’origine équine.

Les premières vaccinations en France eurent lieu en 1799. Le nombre de vaccinations passa de 150 000 en 1806 à 750 000 en 1812. La vaccination fut rendue obligatoire dans l’armée française en 1888. En 1902, la vaccination avec revaccination devint obligatoire. 

Le virus de la vaccine est habituellement injecté dans le derme, une lésion localisée alors apparaît (« prise »), des croûtes se forment et la lésion guérit en l’espace de 10 à 14 jours environ. La vaccination s’accompagne d’une fièvre, d’une éruption cutanée, d’une adénopathie, d’une fatigue, d’une myalgie et de maux de tête chez certains patients. La personne devient immune 7 à 14 jours habituellement après la vaccination. 

La vaccination des personnes atteintes de la variole dans les quatre jours qui suivent leur exposition au virus est censée atténuer la gravité de la maladie ou même empêcher qu’elle ne se développe. Cette théorie est loin de faire l’unanimité… Nous y reviendrons…  

Dans les effets secondaires de la vaccination antivariolique, « la lymphadénopathie et le gonflement des « glandes » sont des réactions connues à la vaccination ». Mike Stone. 

La vaccination antivariolique a été obligatoire en France entre 1901 et 1979 (loi du 2 juillet 1979) pour la primovaccination (avant l’âge de 2 ans), et pour les rappels à 11 ans, 21 ans et tous les trois ans pour les voyageurs, jusqu’en 1984 (loi du 3 mai 1984).  

En 2003, l’administration Bush a rendu obligatoire la vaccination de tout le personnel militaire contre la variole et a recommandé aux professionnels de santé de recevoir le vaccin. Cette mesure était motivée par la menace d’une utilisation d’un « virus” éradiqué comme arme biologique. 

Depuis son éradication (ou sa prétendue éradication), officialisée en 1980 par l’OMS, le virus de la variole n’est conservé, à des fins de recherche, que dans deux laboratoires autorisés dans le monde :  

  • le Center for Disease Control and Prevention d’Atlanta (États-Unis),  
  • le Russian State Centre for Research on Virology and Biotechnology de Novosibirsk (Russie). 
F) En fait, il existe différents types de vaccins contre la variole :  

֎ Les vaccins de première génération (comme le NYCBH-Dryvax, Lister-Elstree ou Tian-Tan) et de deuxième génération (ACAM2000).  

L’Institut pharmaceutique viral russe Marennikova en 1969, a publié des données animales qui caractérisaient plus de 20 souches de vaccinia couramment utilisées dans la vaccination contre la variole… Nous simplifions :  

  • La souche Ikeda de la vaccine utilisée alors au Japon a été classée comme ayant une pathogénicité élevée et abandonnée en 1970. 
  • La souche Lister utilisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni a été classée comme ayant une pathogénicité moyenne. 
  • La souche du New York City Board of Health = NYCBH (également fabriquée sous le nom commercial de Dryvax ® vaccin de première génération autorisé en 1931) utilisée aux États-Unis a été classée comme ayant une faible pathogénicité. NYCBH bien qu’atténué par 78 passages sur divers organes et renommée CVI-78, de par sa neurotoxicité chez le singe, a été finalement abandonné. 

֎ Le vaccin ACAM2000, dit de 2ème génération, approuvé par la FDA en 2007, est administré aux USA par voie percutanée, en scarification, au moyen d’une aiguille bifurquée trempée dans du vaccin reconstitué. L’aiguille est rapidement plantée 15 fois dans une zone d’environ 5 mm de diamètre, avec suffisamment de force pour provoquer une trace de sang.  

֎ Tous les vaccins vivants atténués (réplicatifs) contre la variole ne sont plus utilisés en France depuis 1984, du fait de l’éradication de la variole et des effets indésirables graves observés dont des encéphalites et atteintes cardiaques…  

֎ LC16m8 =LC16 KMB est un vaccin antivariolique de troisième génération, atténué et dérivé de la souche Lister de la vaccine. Il est venu remplacer la souche Ikeda alors utilisée au Japon et est homologué depuis 1975 dans ce pays. LC16m8 est immunogène après une dose unique. Son utilisation a cessé en 1976 du fait de l’arrêt de la vaccination antivariolique, à cette date au Japon, mais il est homologué dans le cadre du programme de nouveaux médicaments expérimentaux d’urgence aux USA [10]. LC16m8 génère des titres d’anticorps neutralisants et une bonne réponse des lymphocytes T contre plusieurs poxvirus, y compris la vaccine, la variole du singe et la variole majeure [9]. Le profil d’efficacité de LC16m8 est équivalent à celui de Dryvax mais sa nocivité est moindre. C’est le seul vaccin antivariolique approuvé pour les enfants. La durée de conservation de la substance vaccinale en vrac était de 5 ans lorsqu’elle était stockée à -80 °C, et de 4 ans pour le produit final stocké à -20 °C. 

Contrairement aux vaccins déficients en réplication tels que la vaccine modifiée d’Ankara (voir suite), LC16m8 conserve la majeure partie du génome de la vaccine. Par conséquent, il peut se répliquer au site d’inoculation, produisant une « lésion de prise » chez les vaccinés [10].  

֎ En France, la HAS préconise l’utilisation d’un vaccin antivariolique de troisième génération (donc mieux toléré que les vaccins de première et deuxième génération). Ce vaccin vivant est non réplicatif, c’est-à-dire qu’il ne se multiplie pas dans l’organisme. Autorisé en Europe depuis juillet 2013 contre le virus de la variole, il contient une forme modifiée vivante du virus de la vaccine appelée «vaccine Ankara». Vendu par le laboratoire Bavarian Nordic sous le nom Imvanex (virus vivant modifié de la vaccine Ankara)… qui à ma connaissance était non commercialisé en France à la date du 24 mai 2022, comme d’ailleurs le confirmait le Vidal.  

֎ Ce vaccin est commercialisé aux États-Unis sous le nom de Jynneos. Le JYNNEOS®, comme l’IMVANEX® initialement, est administré en deux injections sous-cutanées à quatre semaines d’intervalle. Il est autorisé par la FDA pour les personnes de 18 ans et plus, et peut avoir un rôle particulier dans la vaccination des sujets pour lesquels ACAM2000 peut être contre-indiqué, comme ceux immunodéprimés ou avec une dermatite atopique = eczéma atopique. 

֎ Un autre vaccin vivant expérimental, le vaccin antivariolique Aventis Pasteur (APSV), est également disponible auprès du Strategic National Stockpile en cas d’urgence. 

֎ Un vaccin de quatrième génération, en cours de développement, le VACDelta6, est un vaccin russe à base du virus de la vaccine atténué avec six gènes de virulence inactivés. Il est destiné à vacciner contre la variole et d’autres infections à orthopoxvirus. 

G) Qu’est-ce que le MVA utilisé pour les vaccins de trosième génération, contre la variole ?  

Le MVA (Modified Ankara Virus) correspond à une souche du virus de la variole, virus à ADN double brin. Il a été développé vers la fin de la campagne d’éradication de la variole par Anton Mayr à Munich, en Allemagne. Il a été hautement atténué entre 1953 et 1968 par 516 passages en série du virus de la vaccine (issu d’une souche sauvage découverte par l’institut turc des vaccins d’Ankara) dans des cellules de poulet (des fibroblastes). Il a ainsi perdu 10 % de son génome… « Comportant six délétions totalisant 24,7 Kb, ainsi que des mutations moins importantes ». Ce virus atténué a été utilisé en Allemagne comme vaccin contre la variole, où plus de 120 000 personnes l’ont reçu… Selon l’ARS : « sans qu’aucun effet indésirable important n’ait été rapporté ».  

Il a été également employé comme candidat vaccin (phase 1) contre le MERS-CoV (Coronavirus du Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient) et a obtenu une AMM contre le virus Ebola (vaccin Mvabea®). 

Dans un modèle « primate non humain » d’infection par le SARS-CoV, ce virus a induit en vaccination un « phénomène de polarisation délétère de la réaction inflammatoire macrophagique » avec production d’anticorps anti-spike néfastes (Liu L, Wei Q, Lin Q, Fang J, Wang H, Kwok H, et al. Anti-spike IgG causes severe acute lung injury by skewing macrophage responses during acute SARS-CoV infection. JCI Insight 2019;4:e123158).  

En d’autres termes, il semble que l’association d’une vaccination anticovid avec une vaccination anti variole du singe utilisant IMVANEX® ou JYNNEOS® soit à éviter. 

H) Traitements de la variole 

Le médicament antiviral « tecovirimat »®, oral, a été approuvé par l’US Food and Drug Administration (FDA) en 2018 puis par Santé Canada en 2021 et l’Agence européenne des médicaments la même année pour son utilisation dans le cadre de la variole humaine, de la variole du singe, de la variole bovine et des complications de la vaccination antivariolique. 

En juin 2021, la FDA a approuvé le « brincidofovir » (CMX 001) pour le traitement de la variole. Le « brincidofovir » est un médicament antiviral expérimental contre le virus de la variole, le cytomégalovirus, les adénovirus et le virus Ebola. 

L’efficacité de ces deux médicaments contre la variole chez l’homme est inconnue. 

Ces deux approbations ont été basées sur des études expérimentales dans le traitement d’animaux atteints de maladies similaires à la variole.  

En outre, le cidofovir est un analogue de la cytidine présentant une activité in vitro et in vivo contre le cytomégalovirus humain (CMV). Il n’est pas approuvé par la FDA dans le traitement de la variole mais pourrait être utilisé au cours d’une épidémie dans le cadre d’un mécanisme de réglementation approprié. 

L’isolement des patients atteints de variole est fondamental.  

III- Qu’est-ce que la variole du singe = monkeypox ? Vaccinations. 

A) Qu’est-ce que la variole du singe = monkeypox ?  

Le virus de l’orthopoxvirose simienne = virus de la variole du singe = monkeypox = MXV. Monkeypox appartient au genre Orthopoxvirus de la famille des Poxviridés. Virus à ADN double brin donc présentant peu de mutations, théoriquement de l’ordre d’une ou deux par an. Le cycle viral s’effectue dans le cytoplasme des cellules infectées. 

Le virus de la variole du singe a été découvert et isolé au Danemark en 1958, à partir des lésions d’une éruption généralisée survenue chez des macaques crabiers = macaques de Java = macaques à face rouge (Macacus fascicularis)en captivité provenant de Singapour. 

La variole du singe est principalement présente en Afrique Centrale (bassin du Congo) pour un premier clade et en Afrique de l’Ouest pour un deuxième, souvent à proximité des forêts tropicales humides… mais on la rencontre de plus en plus dans les zones urbaines. 

Les deux clades de virus ont été identifiés au Cameroun. Leur homologie est de l’ordre de 90 %. 

Bien que le nom suggère que les singes sont les hôtes principaux, les rongeurs indigènes du continent africain semblent constituer un réservoir naturel pour le virus, en particulier les écureuils funisciures, les cricétomes des savanes et des loirs. 

La maladie infectieuse se transmet de l’animal à l’être humain (zoonose) et inversement. 

Des morsures peuvent parfois être en cause. La consommation de gibier insuffisamment cuit est également considérée comme un risque possible. 

Les orangs-outangs bien que non-africains sont très sensibles à la maladie. 

En Afrique, la maladie affecte surtout les enfants et les personnes immunodéprimées. Le premier cas humain a d’ailleurs été découvert chez un enfant de 9 ans en 1970, à l’hôpital de Basankusu (République démocratique du Congo, ex-Zaïre). L’enfant vivait dans une région d’où la variole était considérée comme éliminée depuis 1968 (70 cas, 18 décès cette année-là). Le patient s’est rétabli et était sur le point de sortir, mais le 23 octobre, il a développé une « rougeole » (contractée pendant son séjour à l’hôpital) et est décédé 6 jours plus tard (la rougeole est assez régulièrement confondue avec la variole). La découverte de cas de variole du singe affectant des humains en Afrique centrale en septembre 1970 a été suivie de 4 cas suspectés au Liberia et 1 cas en Sierra Leone en 1970 + 1 cas au Nigeria et en Côte d’Ivoire en 1971. Entre 1970 et 1979, 47 cas humains de variole du singe ont été recensés, dont 38 au Zaïre. 

La première épidémie non africaine de variole du singe est survenue en 2003 aux USA (Illinois, Indiana, Kansas, Missouri, Ohio et Wisconsin). Il s’agissait de la souche ouest-africaine) importée depuis le Ghana par plusieurs espèces de rongeurs sauvages, dont le rat de Gambie (nouvel animal de compagnie). 71 personnes ont été affectées. Aucun mort de la maladie. Sur 47 cas suspects aucune transmission interhumaine n’était intervenue.  

Une étude menée en 2003 au Wisconsin sur onze patients touchés par un « monkeypox » révélait que six d’entre eux avaient été vaccinés contre la variole enfant… Y réfléchir… 

Une transmission interhumaine est également possible. En Europe et Amérique du Nord, la maladie atteint surtout de jeunes adultes de sexe masculin et plus fréquemment les homosexuels et bisexuels. Ainsi, le cas d’un sauna du centre de Madrid (aujourd’hui fermé) où les utilisateurs avaient des relations sexuelles. Outre les rapports sexuels, la contagion peut se produire par contact étroit avec la peau ou les muqueuses (yeux, nez, bouche, organes génitaux…), face à face avec un positif, et contact avec des sécrétions (postillons, éternuements), du sang, des objets (par ex. vêtements, literie, articles d’hygiène, sex-toys) contaminés par un patient. 

La variole du singe est moins contagieuse que la variole. 

La période d’incubation de la variole du singe est généralement de 5/6 à 16/21 jours, parfois plus longtemps. 

Tant qu’il n’y a pas de symptôme, il n’y a pas de risque de transmission. Une personne infectée par variole du singe semble être contagieuse dès le début des symptômes jusqu’à la fin de l’éruption cutanée, c’est-à-dire jusqu’à ce que les dernières croûtes sur la peau soient tombées. 

Les premiers symptômes de la variole du singe sont un malaise, la fièvre et des frissons, des maux de gorge, des nausées et vomissements, une toux non productive, des douleurs musculaires y compris dorsales, une fatigue, un possible gonflement des ganglions lymphatiques, puis surviendra l’éruption cutanée. La lymphadénopathie peut être régionale ou généralisée et touche le plus souvent les ganglions lymphatiques submandibulaires, post auriculaires, cervicaux et/ou inguinaux.”  

L’éruption cutanée s’étend sur une période de deux à quatre semaines passant par différentes phases (macules, papules, vésicules, puis pustules). Ensuite viendra l’ombilication, la formation de croûtes et la desquamation.  

Des forts maux de tête peuvent exister. Les muqueuses sont également concernées, dans la bouche, sur la langue et la région génitale. Le diagnostic est posé grâce à un test biologique (PCR). Des complications peuvent survenir dans 1 à 10 % des cas. Le plus souvent, la variole du singe guérit en deux à trois voire quatre semaines.

Si l’on relie les symptômes de la variole, on s’aperçoit que la variole du singe est cliniquement indiscernable de la variole. On a prétendu que la lymphadénopathie était une caractéristique essentielle de la variole du singe, mais elle n’est pas toujours présente. Le mode de transmission est le même, c’est le même vaccin et la même réponse théorique des anticorps.  

Ceci a fait dire que la variole n’avait pas été vraiment éradiquée et qu’une forme mineure persistait sous forme de la variole du singe (Smallpox and its Eradication par Fenner, Henderson et Arita: 1988). 

Les particules virales de variole du singe trouvées dans les lésions par examen au microscope électronique peuvent être confondues avec celles du virus de la variole. La différence revendiquée par l’OMS est que la variole du singe est estimée moins mortelle que la variole. 

LA PLUPART DES PERSONNES GUÉRISSENT SPONTANÉMENT DE LA VARIOLE DU SINGE ET L’(IN)UTILITÉ DE LA VACCINATION INTERROGE LES PERSONNES CENSÉES…

Les observations empiriques donnent une protection de 3 à 10 ans.  

 Ceux qui ont jadis été vaccinés contre la variole présentent pour certains encore des anticorps (immunité humorale) croisés efficaces contre la variole du singe de l’ordre de 10 ans plus tard. Certains auteurs ont signalé des anticorps neutralisants décelables 20 ans après la vaccination.   

La maladie, dans ses formes africaines, peut être sévère dans certains cas, causant des décès chez 2 à 3 % pour le clade ouest-africain et jusqu’à 10 % pour le clade centre-africain qui n’est pas actuellement celui importé. L’épidémie actuelle émane de la souche d’Afrique de l’Ouest. 

Le clade ouest-africain a étonnamment subi un grand nombre de mutations depuis 2018… Plus de 40 mutations par rapport au virus séquencé il y a quatre ans d’après une équipe de chercheurs portugais. Les chercheurs précisent que toutes les souches analysées sont très semblables, ce qui irait dans le sens d’un seul cas émanant d’Afrique, qui aurait contaminé d’autres personnes par la suite. 

B) Les chiffres communiqués 

Selon Santé Publique France, au 4 août, parmi les cas étudiés, 75 % ont présenté une éruption génito-anale, 70 % une éruption sur une autre partie du corps, 76 % une fièvre et 72 % des adénopathies. 

« 47 cas (2,9 %) ont été hospitalisés du fait de leur infection au virus Monkeypox, dont 39 (2,6 %) pour complications en lien avec ce diagnostic. Aucun cas n’est décédé. »  

« Parmi les cas investigués, 69 sont immunodéprimés (5 % des cas ayant répondu) ; 369 sont séropositifs au VIH (soit 26 % des cas connaissant leur statut VIH). Chez les cas non porteurs du VIH, 677 sont sous prophylaxie préexposition ou « PrEP » (l’acronyme de l’anglais pre-exposure prophylaxis). » Tous les cas recensés à 4 août midi sont des adultes de sexe masculin, sauf 20 adultes de sexe féminin et 2 enfants (moins de 15 ans). 

« À ce jour, en France, 96 % des cas pour lesquels l’orientation sexuelle est renseignée sont survenus chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). »  

Au 11 août midi 2022, « 2673 cas confirmés ont été recensés en France. Les cas résidaient le plus fréquemment en Ile-de-France (895 cas), en Occitanie (236 cas) et en Auvergne-Rhône-Alpes (205 cas). 68 en Grand Est, 43 en Pays-de-la-Loire, 30 en Normandie, 27 en Bourgogne-Franche-Comté, 26 en Bretagne, 24 en Centre-Val de Loire, 2 en Corse, 2 en Martinique, 1 en Guadeloupe et 1 à Saint-Martin. Pour 720 cas, la région de résidence n’était pas renseignée, et 10 cas résident à l’étranger. Au 11 août, les cas adultes ont un âge médian de 36 ans ; 25% des cas adultes ont moins de 30 ans et 25% ont de 43 à 77 ans. 

La PrEP est un traitement préventif du VIH destiné aux personnes non porteuses du virus et y étant particulièrement exposées. Il s’agit de 2 molécules antivirales actives contre le VIH, l’emtricitabine et le ténofovir disoproxil. Elles sont associées en un comprimé. Le médicament est le Truvada® mais ce sont ses génériques qui sont délivrés par les pharmacies. 

Au 30/7/2022, dans le monde, hors Afrique moins de 10 décès et il faudrait la planète injectée ? 

C) Vaccinations : quel schéma vaccinal contre la variole du singe ET quelles précautions ? 

Je ne fais qu’informer sans cautionner…  

Il existe un vaccin contre la variole de troisième génération : Imvanex®. Il s’agit d’un vaccin atténué non réplicatif dont l’efficacité est courte (2 ou 3 ans dans ce cas de la variole).  

Ce vaccin serait efficace contre la variole du singe à 85 % selon l’Institut Pasteur… se reportant à :  

Parker, S., Nuara, A., Buller, R. M. L., & Schultz, D. A. (2007). Human monkeypox: An emerging zoonotic disease. Future Microbiology, 2 (1), 17-34 

Centers for Disease Control and Prevention. (2007). In Richmond J. Y., McKinney R. W. (Eds.), Biosafety in Microbiological and Biomedical Laboratories (BMBL) (5th Edition ed.). Washingtion D.C.: Centers for Disease Control and Prevention. 

Quelles recommandations de la Haute Autorité de Santé  (2022) ?  

– vaccination des professionnels de santé exposés sans mesure de protection individuelle 

– vaccination de toute personne ayant eu un contact physique direct non protégé avec la peau ou les fluides biologiques, dont le sang, d’un cas probable ou confirmé + par le biais de vêtements, linge de bain, literie, vaisselle sale… J’ajouterais sex-toys. 

– vaccination de toute personne ayant eu un contact non protégé à moins de deux mètres pendant trois heures avec un cas probable ou protégé (voisin de transport, voisin de bureau, personnes partageant le même lieu de vie sans lien intime, acte de soin ou d’hygiène dans un même lieu dont milieu scolaire et universitaire, club de sport par exemples). 

La Haute autorité de Santé (= HAS) recommandait donc que ce vaccin soit administré uniquement chez des adultes cas contacts. Un contact physique étroit est un contact peau à peau, bouche-à-bouche ou bouche à peau. Depuis le 8 juillet, la Haute Autorité de Santé recommande la vaccination des personnes les plus exposées au virus, et plus seulement des cas contacts de cas confirmés, élargissant ainsi le nombre de personnes éligibles à la vaccination. 

« Les rapports sexuels comptent comme plus de 97% des contaminations depuis le début de l’épidémie », rappelle le docteur Paul Dalla-Pozza, médecin infectiologue. 

La HAS recommandait encore, il y a quelques jours, une stratégie de vaccination dite « réactive » : 

Le vaccin antivariolique doit idéalement être administré : 

  • dans les quatre jours après le contact à risque (ce postulat dit postulat d’Henderson s’est révélé faux chez l’animal)2 
  •  et au maximum 14 jours plus tard 

Avec un schéma à deux doses espacées de 28 jours. Ainsi, ceux qui ont reçu une première dose repartent systématiquement avec une nouvelle feuille de rendez-vous. 

Trois doses sont préconisées pour les personnes immunodéprimées.  

Jusqu’à présent, il fallait faire sa seconde injection vingt-huit jours après la première pour être « bien » protégé contre le monkeypox. Changement de cap, fin juillet, la deuxième peut avoir lieu n’importe quand, même plusieurs mois plus tard. Il n’y a pas « de durée maximale ».

Le vaccin Imvanex est produit par Bavarian Nordic à Kvitsgaard, à une trentaine de kilomètres de Copenhague dans l’Est du Danemark.  

Il est commercialisé aux Etats-Unis sous le nom de Jynneos. À la date du 24 mai 2022, il n’était pas commercialisé en France comme le précise le Vidal révisé à cette même date. (Voir ici

Capacité de production actuelle de 30 millions de doses par an.  

Présenté comme un vaccin antivariolique, mais le fabricant l’écrit lui-même ces quelques phrases clés :  

֎ « en raison de l’absence de variole dans le monde, il n’a pas été possible d’obtenir des informations complètes concernant ce « médicament » » …  

֎ « une réponse immunitaire protectrice peut ne pas être induite chez toutes les personnes vaccinées.»  

֎ « Aucune étude d’interaction avec d’autres vaccins ou médicaments n’a été réalisée. Par conséquent, l’administration concomitante d’IMVANEX et d’autres vaccins doit être évitée.…  

֎ « L’administration concomitante du vaccin et d’immunoglobulines, n’a pas été étudiée et doit être évitée. »

֎ Ce vaccin est autorisé uniquement à partir de 18 ans car, à ce jour, il n’a pas été évalué dans la population pédiatrique.  

֎ Les données sont limitées chez les femmes enceintes ou allaitantes et par mesure de précaution, il est préférable d’éviter son utilisation au cours de la grossesse et de l’allaitement. 

Il existe en effet des données limitées (moins de 300 grossesses suivies jusqu’à terme) sur l’utilisation d’IMVANEX chez la femme enceinte. Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation d’IMVANEX pendant la grossesse.  

« On ne sait pas si IMVANEX est excrété dans le lait maternel ».  « L’utilisation d’IMVANEX doit être évitée pendant l’allaitement ».  (Voir ici) et ajoutons : 

֎ Pour les personnes contaminées : évitez tout contact avec les femmes enceintes, les enfants en bas âge et les personnes immunodéprimées.  

֎ Isolement à domicile durant 21 jours au minimum ou jusqu’à la guérison complète des lésions de la peau ou des muqueuses. 

֎ Le port du préservatif peut être recommandé jusqu’à 2 mois après la guérison. 

Robert Wallace Malone est un biologiste moléculaire américain inventeur des vaccins à ARN messager dont la doxa, inversant les rôles, a prétendu qu’il véhiculait de fausses informations…  

« Il n’existe aucune donnée sur l’efficacité de l’un ou l’autre de ces produits (ACAM2000 et JYNNEOS) en tant que prophylactique pré- ou post-exposition pour le virus Monkeypox actuellement en circulation, ni pour les infections Monkeypox acquises par transmission entre hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.» (Voir ici

Si cela est votre choix, pour savoir où se faire vacciner contre la variole du singe au plus proche de chez vous, vous pouvez consulter le site santé.fr. Santé Publique France qui a mis en place une plate-forme téléphonique d’information pour répondre à toutes les questions sur l’épidémie en cours. L’appel est gratuit, anonyme et confidentiel : Monkeypox Info Service – Numéro vert : 0801 90 80 69 (appel gratuit depuis un poste fixe en France, de 8h à 23h 7j/7). 

Selon le ministre de la Santé, François Braun, 11 284 personnes ont reçu au moins une dose de vaccin au 29/7/2022. Au 8 août, 25 000 personnes ont été vaccinées sur une population cible de 250 000 personnes, selon le ministère de la Santé. 56 525 doses de vaccin de troisième génération ont été livrées par l’Agence aux territoires au 11/08/2022. 

Le centre parisien accueille les personnes éligibles à la vaccination, du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 18h et le samedi de 9h à 13h, avec ou sans ordonnance. La prise de rendez-vous se fait via l’application Doctolib.  

Les informations que l’auteur communique ci-dessus ne signifient pas qu’il incite à la vaccination. Il s’agit d’un choix personnel respectable mais, comme, pour le Covid, en aucun cas imposable. 

֎ Le 2 août 2022, le ministère japonais de la Santé, du Travail et du Bien-être (MHLW) a annoncé l’approbation de la souche LC16m8 du vaccin contre la variole pour les vaccinations volontaires en tant que prophylaxie préexposition (PrEP) contre le virus de la variole du singe [10]. 

Inquiétude : les effets Buchwald connus en cas de vaccination contre la variole vont-t-ils s’appliquer à la variole du singe ? 

Le médecin allemand Gerhard Buchwald était venu les expliquer à la télévision allemande le 2 février 1970…  

Premier effet Buchwald : « Chez une personne non immunisée, la vaccination pendant la période d’incubation ou quelques jours auparavant aggrave la maladie ». Il a provoqué à l’époque des varioles hémorragiques létales. [12] 

Second effet Buchwald : chez une personne immunisée (par une ancienne vaccination ou une ancienne variole) la même vaccination déclenchera la maladie qu’elle aurait sinon évitée. [12] 

Vendredi 5 août 2022, l’association de lutte contre le VIH Act Up-Paris a découvert que certaines personnes s’étaient vu injecter des vaccins contre la variole du singe périmés depuis mars 2020, sans en avoir été prévenues.  

Act Up-Paris : « Pour ce qui concerne les doses de vaccins : nous avons été alertés sur la péremption du lot P00027 d’IMVANEX© avec une date d’expiration allant de 2017 à 2020 en fonction de la conservation des doses (de -20° à -80°). » Ce lot de vaccins, fabriqué en mars 2015, est d’ailleurs détenu « depuis plusieurs années ». Sa date de péremption initiale (au 31 mars 2017), a fait l’objet de prolongations successives. 

Réponse : « Après vérification, les contrôles réalisés en 2022 par l’établissement pharmaceutique de Santé publique France, en lien avec le laboratoire (danois) Bavarian Nordic et l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament), ont permis d’effectuer une extension de péremption, prolongée de 5 ans, jusqu’au 31/03/2024. Ce lot est donc valable dans les standards habituels de sécurité et d’efficacité »… Pas de quoi rassurer ! 

D) Et les traitements du monkeypox ? 

Comment s’y retrouver ? Se mettent d’accord ?… Les divergences évoquent d’autres rencontrées lors de la Covid … 

L’HCSP (Haut Conseil de Santé Publique) et la HAS (Haute autorité de santé), formulent des avis différents sur la conduite à tenir face à la variole du singe… Vrai … 

La HAS, nous l’avons vu, recommande la mise en œuvre d’une stratégie vaccinale réactive en post-exposition avec le vaccin de 3ème génération uniquement (Avis n° 2022.0034/SESPEV du 20 mai 2022).  

Le HCSP dans son avis du 24 mai 2022 privilégie clairement le traitement médicamenteux des cas ayant des symptômes, contrairement à l’avis de la HAS qui privilégie la vaccination des contacts non malades. 

LISONS LE HCSP : 

֎ »Utiliser le tecovirimat en première intention, du fait de sa disponibilité par voie orale et sa tolérance ». 

֎ Utiliser le brincidofovir en deuxième intention, sous réserve de disponibilité (avantages : voie orale, meilleure tolérance que le cidofovir).–  

֎ Utiliser le cidofovir en troisième intention, en raison de ses inconvénients : voie injectable, forte toxicité rénale et hématologique ainsi qu’un potentiel effet carcinogène, tératogène et reprotoxique. Ce produit est actuellement disponible en accès compassionnel.  

֎ Réserver les immunoglobulines humaines anti-vaccines (VIG) pour des populations particulières, lorsque les antiviraux ne peuvent pas être utilisés : femmes enceintes, jeunes enfants avec poids de moins de 13 kg. » 

On constate que le résumé de l’avis du HCSP ne parle ni de vaccins, ni de vaccination des contacts non malades. 

Le HCSP privilégie clairement le traitement des cas ayant des symptômes contrairement à l’avis de la HAS qui privilégie la vaccination des contacts non malades. 

Le 25 mai 2022, l’arrêté ministériel tombe et n’autorise aucun traitement préventif des cas contacts d’un malade atteint par le monkeypox à l’exception dérogatoire des vaccins de troisième génération IMVANEX® et JYNNEOS® contre la variole qui n’ont quasiment jamais été testés sur des humains, la maladie ayant disparu. 

Même principe que les AMM conditionnelles accordées aux vaccins covid en l’absence de traitements reconnus par le ministère… Et mêmes raisons  

Un article de Nature  publié le 11/12/2005 avait pourtant étudié l’efficacité comparée des médicaments et du vaccin :des singes avaient été infectés expérimentalement par une dose mortelle de monkeypox puis, 24 heures après soit traités avec un antiviral, soit vaccinés.  

Les expérimentateurs avaient constaté que le traitement antiviral se montrait plus efficace que la vaccination antivariolique en cas d’infection mortelle par le virus monkeypox. 

IV – Fabrication d’un virus de la variole du cheval 

Suite à un article du Courrier des Stratèges du 8 août 2022 et à un tweet d’Hélène Banoun, pharmacien biologiste, chercheuse et membre du CSI (Conseil Scientifique Indépendant)3… j’ai apporté quelques compléments : (ici) repris et enrichis dans « Le BLOG de PATRICE GIBERTIE du 12 août 2022″

Ainsi, j’expliquais que « la TAR (transformation-associated recombination = clonage par recombinaison associée à la transformation) est une technique de biologie moléculaire qui permet de synthétiser de longues séquences d’ADN d’un virus. Connaissant la séquence d’un virus, on peut ainsi le recréer »… Il suffit pour y parvenir de commander des fragments d’ADN à l’entreprise qui les commercialise. 

Le virus de la variole du cheval ou horsepox a été isolé sur des chevaux mongols en 1976. Il n’affecte pas l’homme. L’analyse phylogénétique a révélé que ce virus de la variole du cheval est étroitement apparenté aux virus de la vaccine et possédait des séquences supplémentaires qui sont absentes des virus de la vaccine. Il semble que ce virus de la variole équine soit aujourd’hui éteint à l’état naturel… La séquence d’ADN du génome du HPXV a été publiée en 2006 et est accessible au public dans la base de données GenBank des National Institutes of Health des États-Unis. 

David Evans, professeur de virologie et d’immunologie à l’université de l’Alberta à Edmonton (Canada), financé sur fonds privés, est parvenu à recréer le virus de la variole équine. L’objectif était de produire un vaccin contre la variole qui serait moins toxique que l’actuel, à partir du génome complet du virus de la variole du cheval = HPXV.  

Comprenons bien : le HPXV disponible n’a pas été transmis à ces chercheurs qui l’ont donc synthétisé, c’est-à-dire façonné artificiellement en laboratoire. Le vaccin créé à partir de cette souche serait moins virulent que le VACV = vaccine moderne. 

Donc, pour y parvenir, le chercheur canadien a commandé des fragments d’ADN à une entreprise allemande qui les commercialise puis les a associés. Le matériel génétique a été commandé par internet, pour environ 100 000 dollars (88 000 euros).  Sa synthèse « n’a pas requis de connaissances ou de compétences exceptionnelles en biochimie », d’après un rapport  devenu depuis non disponible) issu d’une réunion du comité consultatif sur le virus de la variole à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). 

La publication de telles recherches peut ensuite être utilisée à des fins bioterroristes. Une source de graves problèmes de biosécurité quand cela concernera des virus comme celui de la variole.  

En 2002, le virus de la poliomyélite avait été recréé à partir de fragments, et introduit dans de cellules, où sa réplication avait débuté. Des « avancées » importantes ont aussi eu lieu sur la souche pandémique de 1918 du virus de la grippe espagnole A, H1N1, et la bactérie Mycoplasma genitalium. 

CONCLUSION 

Depuis l’affirmation de l’éradication de la variole en 1980, le vaccin n’est plus administré en population générale. L’absence de campagne de vaccination a pu faire baisser l’immunité des plus jeunes patients contre cette famille de virus et particulièrement la variole du singe. Cette hypothèse de Paul Loubet, infectiologue au CHU de Nîmes (Gard) est intéressante et à étudier. 

Certains affirment que variole (sous sa forme alastrim = Variola minor) et variole du singe sont une seule et même maladie et qu’il est facile de voir que l’apparition soudaine de la variole du singe était la couverture parfaite pour l’OMS afin d’entretenir le mythe de l’éradication de la variole et de dissimuler les réactions indésirables à la vaccination [2]. 

D’autres chercheurs et médecins évoquent que la réémergence de maladies virales diverses serait liée aux injections répétées de thérapies anticovid induisant à terme un syndrome d’immunodéficience acquise (forme de SIDA)…   

Aussi ce qui est « vendu » comme variole du singe peut dans un nombre non négligeable de cas être un zona, virus de la varicelle endormi jusqu’ici (voir l’unilatéralité du zona en général)…  l’un des effets secondaires maintenant bien largement connu, prouvé, de la vaccination covid à ARN messager et à adénovirus (mais de façon honteusement niée par intérêts financiers). 

Voir mon article « Différences entre la varicelle-zona et la variole du singe ». Auteur Jean-Pierre G. = @JeanPierreG9 pour FranceSoir. Publié le 10/6/2022. 

L’infection HIV de part l’immunodéficience qu’elle crée, peut aussi être, à titre d’hypothèse, impliquée. Ainsi, une déficience immunitaire peut permettre une infection du type « variole du singe » alors que les non vax Covid, auraient empêché la maladie. 

Le vaccin covid et le vaccin variole du singe ne devraient pas faire bon ménage (voir chapitre IIG)… Ivana Trump la première épouse de Trump n’y aurait pas survécu (après le deuxième rappel Covid le 26 juin 2022 et une injection contre la variole du singe 14 juillet 2022)…  

ET 

Dans les pays où la variole du singe a été repérée récemment, seulement 4 décès (2 en Espagne, 1 au Brésil, 1 en Inde) auraient été recensés. Pour tous les autres au Nigéria et au Congo, c’était… 

Arrêtons de bêtement paniquer… 

Le plus important est ailleurs et à hurler… Sans posséder le virus, n’importe quel biologiste peut, avec un peu de compétence et de patience, le reconstituer! 

Bibliographie :  

  1. La vaccination antivariolique : mise au point. Mourez, C. Masl. La Lettre de l’Infectiologue Tome XVIII – n° 2 – mars-avril 3. Un peu ancien mais de grande qualité. 
  2. La variole a-t-elle vraiment été éradiquée ? 24 May 2022 Par Mike Stone 
  3. Santé Publique France, cas de variole du singe : point de situation au 4 août 2022  
  4. ZE Journal. Auteurs : Dr Sam et Dr Mark Bailey | Editeur : Walt | Jeudi, 26 Mai 2022 
  5. Manuel MSD Rochester School of Medicine and Dentistry. Août 2022.  
  6. Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Orthopoxvirus simien 
  7. Infections humaines à poxvirus : G. Bohelay, MD, T.-A. Duong, MD Service de dermatologie, Hôpital Avicenne, Service de dermatologie, Hôpital Henri-Mondor 17/02/17 [98-305-A-10] - Doi : 10.1016/S0246-0319(16)57606-7  
  1. Médecine tropicale Infections à poxvirus. Actualités 2022. Professeur Pierre Aubry, Docteur Bernard-Alex Gaüzère. Texte revu le 01/06/2022. 
  2. Innocuité et immunogénicité de LC16m8, un vaccin atténué contre la variole chez les adultes n’ayant jamais été vaccinés par Jeffrey S. Kennedy , Marc Gurwith : 1er novembre 2011). 
  3. Précisions vaccination. Dernière révision 10 août 2022.
  4. L’infection à virus cowpox peut-elle se transmettre à l’homme ? Pour le cowpox.
  5. Eradication de la variole, la désastreuse vaccination des sujets contacts par Bernard Guennebaud | 10 Mai 2020 

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